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	<title> Fracci&#243;n Trotskista Cuarta Internacional </title>
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		<title>La gauche est de retour aux affaires mais c'est l'aust&#233;rit&#233; et la rigueur budg&#233;taires qui restent au pouvoir</title>
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		<dc:date>2012-05-10T16:30:00Z</dc:date>
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		<dc:creator> Courant Communiste R&#233;volutionnaire - Plateforme Z dans le NPA , Jean Baptiste Clech</dc:creator>


		<dc:subject>Europa</dc:subject>
		<dc:subject>Pol&#237;tica</dc:subject>
		<dc:subject>An&#225;lisis</dc:subject>
		<dc:subject>Francia : La construcci&#243;n una izquieda obrera y revolucionaria en el NPA</dc:subject>
		<dc:subject>Francia | Elecciones presidenciales 2012</dc:subject>
		<dc:subject>Francia</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Apr&#232;s dix-sept ann&#233;es de pouvoir de droite, et apr&#232;s un quinquennat sarkozyste des plus r&#233;actionnaires, les socialistes sont finalement revenus au plus haut niveau de l'Etat. Dans le monde du travail, chez les jeunes, nombreux sont les &#233;lecteurs qui ont gliss&#233; un bulletin PS dans l'urne pour refermer la parenth&#232;se Nicolas Sarkozy qui n'avait que trop dur&#233;.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://estrategiainternacional.org/Francia-115" rel="tag"&gt;Francia&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2752 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://estrategiainternacional.org/local/cache-vignettes/L500xH333/arton5434-539ba.jpg?1702662595' width='500' height='333' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Par Jean-Patrick Clech&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Apr&#232;s dix-sept ann&#233;es de pouvoir de droite, et apr&#232;s un quinquennat sarkozyste des plus r&#233;actionnaires, les socialistes sont finalement revenus au plus haut niveau de l'Etat. Dans le monde du travail, chez les jeunes, nombreux sont les &#233;lecteurs qui ont gliss&#233; un bulletin PS dans l'urne pour refermer la parenth&#232;se Nicolas Sarkozy qui n'avait que trop dur&#233;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup sont ceux qui n'avaient pas vot&#233; socialiste au premier tour mais qui ont finalement opt&#233; pour Hollande pour mettre un terme au r&#232;gne de Sarkozy, un quinquennat marqu&#233; par une extr&#234;me brutalit&#233; sociale, un m&#233;pris profond &#224; l'&#233;gard des classes populaires, un racisme et une islamophobie quasiment transform&#233;s en id&#233;ologie d'Etat, l'apologie de l'argent roi, l'&#233;talage du bling-bling et la collusion avec les riches, la bourgeoisie et le patronat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l&#224; &#227; dire que Hollande repr&#233;sente l'antith&#232;se de Sarkozy, non seulement sur la forme, mais surtout sur le fond, il y a de la marge&#8230; Le futur pr&#233;sident socialiste a inscrit dans son programme la n&#233;cessit&#233; de &#171; r&#233;tablir le dialogue social &#187;. Il entend cependant poursuivre, sur le fond, l'entreprise de d&#233;molition sociale et d'offensive contre le monde du travail initi&#233;e par la droite et avant elle, d&#233;j&#224; , par le gouvernement Jospin. Il y aura certes des postes d'enseignants et de personnels de l'Education en plus, mais sans augmentation des effectifs de la fonction publique. On d&#233;shabillera Pierre pour habiller Paul en quelque sorte. Les soixante ans comme &#226;ge de d&#233;part &#224; la retraite ne seront maintenus que pour une infime proportion de salari&#233;s. Pour les autres, ce sera l'allongement des annuit&#233;s de cotisation et le maintien des r&#233;formes Fillon et Woerth-Sarkozy. Hollande a certes refus&#233; de rencontrer la patronne du Medef, Laurence Parisot. Cependant, dans son &#233;quipe, tous les poids lourds ministrables, &#227; commencer par Jean-Marc Ayrault, Michel Sapin, J&#233;r&#244;me Cahuzac, Alain Rousset ou Alain Vidalies, ont multipli&#233; les entretiens avec le patronat. Sur une autre th&#233;matique sensible comme l'immigration, Hollande a presque r&#233;ussi a gagner la bataille de la d&#233;magogie raciste contre Sarkozy, en soulignant combien la droite avait &#233;t&#233; plus permissive que la Gauche plurielle entre 1997 et 2002 en termes d'entr&#233;es sur le territoire. De son c&#244;t&#233; Marisol Touraine a soutenu partout, &#227; qui voulait bien l'entendre, qu'il &#233;tait absolument hors de question de proc&#233;der &#227; une r&#233;gularisation un tant soit peu importante des travailleurs sans-papiers, parce qu'ils contreviendraient au droit de la R&#233;publique (tout en profitant aux patrons n&#233;griers).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des deux visages de l'aust&#233;rit&#233;, c'est le candidat de la gauche bourgeoise qui l'a emport&#233;, face &#227; celui de la droite conservatrice et r&#233;actionnaire. En d&#233;pit de sa mod&#233;ration politique extr&#234;me et de la grande timidit&#233; de son programme &#233;conomique, c'est le candidat socialiste qui l'a emport&#233;. Mais, outre le rejet du sarkozysme (le meilleur atout du candidat Hollande, tant &#233;tait grand le rejet du pr&#233;sident sortant dans de larges couches de la population), la victoire socialiste s'explique aussi par la n&#233;cessit&#233;, pour une fraction du patronat et de la bourgeoisie, de changer de cheval. Ceci afin d'affronter la crise, avec d'autre armes, d'autres instruments et une m&#233;thode moins risqu&#233;e et moins co&#251;teuse que celle mise en &#339;uvre pendant cinq ans par la droite au pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas la premi&#232;re fois que la gauche est appel&#233;e aux affaires dans un contexte de grandes difficult&#233;s. Dans des situations bien distinctes, il suffit de penser au Front Populaire de 1936, au rappel de Mend&#232;s-France et de Mollet sous la IV&#176; R&#233;publique (avant que la bourgeoisie ne fasse le choix du coup d'Etat gaulliste de 1958) pour se sortir du bourbier colonial. Il suffit de songer &#224; l'Union de la gauche et &#227; 1981, lorsque le mitterrandisme permit de mettre un terme au giscardisme (&#233;maill&#233; de scandales et affaibli par la crise des ann&#233;es 1970) mais &#233;galement de porter un coup d'arr&#234;t d&#233;finitif &#227; ce qui pouvait subsister des &#171; ann&#233;es 1968 &#187;. Il suffit, enfin, de penser &#227; 1997 et &#224; l'arriv&#233;e de la Gauche plurielle &#227; Matignon. Apr&#232;s la grande gr&#232;ve de l'hiver 1995, sympt&#244;me d'un d&#233;but de changement de situation politico-sociale apr&#232;s les ann&#233;es de l'offensive n&#233;olib&#233;rale, la bourgeoisie fran&#231;aise d&#233;cida elle aussi de recourir &#224; la &#171; troisi&#232;me voie &#187; et au social-lib&#233;ralisme pour affronter la nouvelle situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La victoire de Hollande au second tour ne signifie cependant en aucun cas que le nouvel ex&#233;cutif de gauche sera &#227; m&#234;me de r&#233;pondre aux exigences du patronat et de la bourgeoisie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cas le plus probable o&#249; il dispose d'une majorit&#233; parlementaire de gauche &#224; l'Assembl&#233;e, il n'est pas assur&#233; que Hollande puisse poursuivre voire approfondir une politique d'aust&#233;rit&#233; et de rigueur en lui donnant une forme plus acceptable et consensuelle, notamment &#227; travers le r&#233;tablissement d'un dialogue social avec la bureaucratie syndicale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre &#233;l&#233;ment structurel marquant de ce second tour, c'est qu'en d&#233;pit de l'&#233;cart somme toute assez r&#233;duit entre Hollande et Sarkozy, l'&#233;lection n'annule en rien la crise des m&#233;canismes de repr&#233;sentation d&#233;mocratiques-bourgeois qui avait refait surface clairement le 22 avril, avec un FN en troisi&#232;me position et deux tiers d'&#233;lecteurs faisant le choix de partis se situant peu ou prou en dehors du champ bipartite traditionnel de la V&#176; R&#233;publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est, enfin, de son programme &#233;conomique, une certaine presse qui a fait campagne pour le PS, &#224; l'image de Lib&#233;ration ou Le Monde, n'h&#233;site pas &#224; le qualifier de fa&#231;on exag&#233;r&#233;e de &#171; New Deal &#187;. On est tr&#232;s loin du compte, comme nous essaierons de l'analyser, mais de plus, il y a fort &#227; parier que, m&#234;me du strict point de vue capitaliste, il sera parfaitement impuissant pour renverser la vapeur et tirer le pays de la crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une crise politique latente et une droite parlementaire fragment&#233;e, tent&#233;e par les sir&#232;nes frontistes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est des &#233;l&#233;ments de crise politique et des br&#232;ches ouvertes dans les m&#233;canismes de repr&#233;sentation d&#233;mocratiques-bourgeois qui ont &#233;merg&#233; &#224; la suite du premier tour et que le second est loin d'avoir r&#233;solus, la comparaison avec 1981, invoqu&#233;e &#224; l'envi par l'ensemble de la presse fran&#231;aise, est des plus &#233;clairante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il suffit de se r&#233;f&#233;rer aux taux de participation et d'adh&#233;sion au scrutin. Le 6 mai, la participation a l&#233;g&#232;rement augment&#233;, mais pas au point d'atteindre les cinq points de plus entre premier et second tour de 1981. Ceux-ci t&#233;moignent d'une implication &#233;lectorale plus importante et profonde, ainsi que d'une vague d'adh&#233;sion au projet d'Union de la gauche incomparablement plus important. Le nombre de bulletins blancs, au soir du second tour, a quant &#224; lui &#233;t&#233; multipli&#233; par trois par rapport au 22 avril. Il ne s'agit pas uniquement, comme veulent le croire certains analystes, des bulletins lep&#233;nistes. En effet, l'&#233;lectorat frontiste traditionnel (petits commer&#231;ants, petits artisans, agriculteurs) s'est largement report&#233; sur Sarkozy tandis que les ouvriers et employ&#233;s ayant vot&#233; Le Pen au premier se sont report&#233;s, eux, sur la candidature Hollande [1]. Dans les deux cas, on est loin d'un renforcement structurel des m&#233;canismes de repr&#233;sentation d&#233;mocratiques-bourgeois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre &#233;l&#233;ment permettant de mesurer la crise latente du syst&#232;me bipartite fran&#231;ais est &#227; chercher du c&#244;t&#233; de la crise patente de la droite hexagonale. Si la droite parlementaire rassemblait pr&#233;s de la moiti&#233; des suffrages &#224; l'issue du premier tour en 1981, elle n'a recueilli, cette fois-ci, que moins d'un tiers des voix. Alors certes, Sarkozy n'a pas &#233;t&#233; balay&#233; au second tour mais simplement &#233;vinc&#233;, avec ses 48,37%. Il a m&#234;me fait un meilleur score que S&#233;gol&#232;ne Royal en 2007. C'est en partie d&#251; au fait que la mod&#233;ration de Hollande &#233;tait le meilleur atout pour Sarkozy afin de se placer, comme en 2007, en candidat de la rupture, aussi absurde que cela puisse para&#238;tre puisque c'est lui et les siens qui ont &#233;t&#233; aux commandes pendant cinq ans. Cela n'a pas suffi pour refaire le retard sur Hollande, notamment parce que le sarkozysme en tant que ph&#233;nom&#232;ne politique s'est bris&#233;, au cours du quinquennat, sur des r&#233;sistances sociales qui ont certes &#233;t&#233; d&#233;faites mais qui ont fait payer au prix fort &#224; la bourgeoisie les r&#233;formes qu'elle voulait mettre en place (r&#233;forme des universit&#233;s, service minimum, r&#233;forme des retraites, etc.). La droite, par ricochet, sort extr&#234;mement fragment&#233;e des &#233;lections. Il suffit de regarder de plus pr&#233;s la contre-performance r&#233;alis&#233;e par l'UMP au second tour. Hormis des bastions de la droite comme Nice, Toulon ou Aix, les m&#233;tropoles de l'Hexagone ont compl&#232;tement &#233;chapp&#233; &#227; Sarkozy, lui qui &#233;tait arriv&#233; en t&#234;te dans une moiti&#233; d'entre elles en 2007 (18 sur 38) [2].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'UMP tente d'afficher, tant bien que mal, son unit&#233; jusqu'aux l&#233;gislatives. Nombre de voix se font entendre en son sein et qui montrent la crise que traverse la droite parlementaire, &#227; commencer par la d&#233;cision de Jupp&#233; de ne pas se pr&#233;senter aux &#233;lections &#227; Bordeaux, de peur de perdre. Du c&#244;t&#233; des &#171; mod&#233;r&#233;s &#187;, ce n'est pas en raison de leur soi-disant &#171; humanisme &#187; que les Raffarin ou autres M&#233;haignerie poussent des hauts cris contre la droitisation de la campagne de l'UMP. Ils ne souhaitent pas se retrouver otages du FN &#227; cause du discours tenu par certains t&#233;nors de leur parti. Ceux-ci s'adonnant &#227; des d&#233;clarations dans Minute comme Longuet (ministre de la D&#233;fense), Mariani (ministre des Transports, de la droite populaire), rompent avec la traditionnelle tactique du &#171; front r&#233;publicain &#187; et d&#233;fendent l'option &#171; ni-ni &#187; (ni PS, ni FN en cas de triangulaire). Une fa&#231;on de reconna&#238;tre qu'au bout du compte, entre les socialistes et la droite lep&#233;niste, c'est plut&#244;t du c&#244;t&#233; frontiste que leur c&#339;ur balance. L'UMP, le parti cr&#233;&#233; par Chirac au soir du 22 avril 2002 sur la base du RPR et de l'UDF pour offrir un p&#244;le de stabilit&#233; politique &#224; la bourgeoisie, est aujourd'hui taraud&#233; de l'int&#233;rieur par des dissensions extr&#234;mement fortes. Celles-ci pourraient, si ce n'est le faire imploser, du moins le rendre inop&#233;rant comme force politique d'alternance face &#227; un PS que rien n'assure de rester au pouvoir cinq ans, au vu de la profondeur de la crise. Il s'agit-l&#224; d'une tr&#232;s mauvaise nouvelle pour la bourgeoisie qui, dans le contexte &#233;conomique actuel, n'a aucun besoin d'une tripartition de la sc&#232;ne politique avec le renforcement d'un parti d'extr&#234;me droite qui n'est pas le sien, dont elle n'a pas besoin et qui est largement incontr&#244;lable en plus d'&#234;tre impr&#233;sentable [3] .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le pari de Hollande : une pr&#233;sidence &#171; normale &#187; pour administrer la rigueur avec plus d'efficacit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2736 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://estrategiainternacional.org/local/cache-vignettes/L400xH400/hollande-grave-e14cb-1b6ab.jpg?1692694705' width='400' height='400' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sarkozy et Hollande d&#233;fendaient tous deux, par-del&#224; la fa&#231;on dont ils l'exprimaient, les m&#234;mes objectifs d'&#233;quilibre budg&#233;taire et de rigueur, en tablant sur les m&#234;mes coordonn&#233;es macro-&#233;conomiques. Nous y reviendrons. Mais la diff&#233;rence principale entre les deux candidats du second tour, et elle n'est pas des moindres, est &#227; chercher au niveau de la forme. D'un c&#244;t&#233; Sarkozy proposait un raidissement r&#233;actionnaire accru de sa gouvernance et de l'autre les socialistes promettaient une &#171; pr&#233;sidence normale &#187;, illustr&#233;e par leur propre candidat jusqu'&#224; la fa&#231;on dont il a c&#233;l&#233;br&#233;, &#227; Tulle, son score au premier tour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;thode Sarkozy n'&#233;tait pas exempte de risques et la bourgeoisie le savait quant elle a fait le pari de tabler sur lui en 2007. Les changements radicaux dans les rapports entre capital et travail promis par Sarkozy durant sa campagne il y a cinq ans se sont transform&#233;s, au fil du temps, en une s&#233;rie de conflits on&#233;reux pour le patronat, le plus important &#233;tant celui de l'automne 2010 contre la r&#233;forme des retraites. Le bilan, au final, est peu brillant, si on le confronte aux r&#233;formes structurelles du march&#233; du travail op&#233;r&#233;es dans des pays comparables, comme l'Allemagne ou l'Italie o&#249; ces r&#233;formes ont &#233;t&#233; mise en &#339;uvre par des gouvernements de gauche bourgeoise [4].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La t&#226;che qui est confi&#233;e &#227; Hollande et &#227; son futur gouvernement, qui selon toute probabilit&#233; sera de sa couleur politique, est de panser les plaies, r&#233;tablir la confiance, restructurer un consensus politique, retisser les liens d'un dialogue social avec des directions syndicales qui ne demandent que &#231;a&#8230; pour mieux appliquer la politique que r&#233;clame la bourgeoisie &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne : aust&#233;rit&#233;, rigueur budg&#233;taire, flexibilisation du march&#233; du travail, lib&#233;ralisations et privatisations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela ne veut pas dire, qu'&#224; la marge, Hollande ne va pas devoir l&#224;&#162;cher du lest en direction de certains secteurs pour donner de la cr&#233;dibilit&#233; &#227; cette op&#233;ration. C'est ce qui se profile par exemple au niveau de l'Education Nationale, avec une s&#233;rie de promesses formul&#233;es par celui qui est pressenti comme le prochain ministre, Vincent Peillon : un millier de postes en plus dans le primaire &#224; la rentr&#233;e 2012, une remise en cause de la r&#233;forme du statut des stagiaires &#227; 18 heures d&#233;cid&#233;e par Luc Chatel (une politique critiqu&#233;e par la Cour des Comptes elle-m&#234;me), ou encore l'abolition du d&#233;cret sur la notation des enseignants. Ces quelques gestes en direction de l'Education semblent satisfaire les syndicats qui se disent &#171; pr&#234;ts &#227; discuter des pratiques [des enseignants ainsi que] de la formation et de l'&#233;valuation &#187; pour la FSU, voire m&#234;me de la &#171; refondation de l'Ecole &#187; [5] pour l'UNSA. La bureaucratie, en &#233;change de quelques os, se dit pr&#234;te &#227; discuter des r&#233;formes que Chatel n'a pas pu mener jusqu'au bout. Il n'est pas s&#251;r que les enseignants et les personnels de l'Education se contentent de si peu, dans un secteur qui a le plus p&#226;ti de la r&#233;vision g&#233;n&#233;rale des politiques publiques (RGPP), avec 14.000 postes encore supprim&#233;s &#224; la rentr&#233;e 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en va de m&#234;me sur le front du priv&#233;. Les syndicats ont tous globalement fait campagne de fa&#231;on plus ou moins explicite pour Hollande. Ce dernier, dans son courrier aux directions syndicales &#224; la veille du 1er Mai, a promis de faire &#171; du dialogue social une priorit&#233; majeure de [son projet] pr&#233;sidentiel et un pilier de la m&#233;thode de gouvernement &#187;. Pour dialoguer, cependant, il faut du grain &#227; moudre, et Hollande n'en a que tr&#232;s peu, m&#234;me si les syndicats feignent de l'ignorer. l&#224; encore, les socialistes sont sur la corde raide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le front des licenciements et des fermetures, les bien mal nomm&#233;s Plans de Sauvegarde de l'Emploi sont sous le coude des patrons depuis des mois. Il suffit de regarder ce qu'&#233;crit noir sur blanc la presse patronale : &#171; chez Neo S&#233;curit&#233;, qui emploie 5.000 salari&#233;s, les choses sont momentan&#233;ment r&#233;gl&#233;es : l'Etat a consenti des reports de dettes sociales et l'entreprise va mener des discussions avec de possibles repreneurs. Mais l'avenir est encore tr&#232;s flou. Dans la grande distribution, la r&#233;cente arriv&#233;e de Georges Plassat &#224; la t&#234;te de Carrefour est v&#233;cue avec appr&#233;hension par les syndicats, qui redoutent l'annonce prochaine de 3.000 &#227; 4.000 suppressions d'emplois (&#8230;). M&#234;me genre de veill&#233;e d'armes chez Air France, o&#249; le nouveau PDG, Alexandre de Juniac, ren&#233;gocie d'ici &#227; juin les accords d'entreprise, discussions dont l'issue conditionnera l'ampleur d'un plan de d&#233;parts volontaires. Dans les transports toujours, &#227; court terme c'est le sort de Novatrans (250 personnes), qui est dans la balance. (&#8230;) Dans l'industrie, l'automobile, la chimie, la m&#233;tallurgie sont en premi&#232;re ligne. Chez PSA, le sort de l'usine d'Aulnay-sous-Bois, qui fabriquera la Citro&#235;n C3 jusqu'en 2014, para&#238;t scell&#233; pour la suite. Derni&#232;re d&#233;claration en date du pr&#233;sident du directoire de PSA, Philippe Varin : &#8216;Le moment venu, nous prendrons les d&#233;cisions qu'il conviendra de prendre'. Et, c&#244;t&#233; Renault, qui a pris soin de ne faire aucune annonce pendant la campagne, il serait &#233;tonnant que la baisse des ventes en Europe ne se traduise pas par une nouvelle d&#233;crue des effectifs dans ses sites fran&#231;ais. Beaucoup d'autres points chauds jalonnent le territoire, depuis l'usine de Rio Tinto Alcan de Saint-Jean-de-Maurienne (600 salari&#233;s) &#224; la recherche d'un hypoth&#233;tique repreneur, jusqu'au site de Technicolor &#227; Angers (350 salari&#233;s), vou&#233; &#227; une fermeture prochaine. Dans la t&#233;l&#233;phonie enfin, SFR semble s'acheminer vers un millier de suppressions de postes, pour rem&#233;dier aux effets de la nouvelle concurrence de Free &#187; [6].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si Hollande pr&#233;pare le dialogue, il est fort probable que les travailleurs r&#233;clament des actes, plus que des mots. On l'a vu au cours de la campagne, avec un certains nombre d'usines en lutte qui se sont invit&#233;es dans les d&#233;bats comme Fralib, SeaFrance, Lejaby, Petroplus, Photowatt, PSA Aulnay, ArcelorMittal ou encore Sernam, pour n'en citer que quelques unes. La ritournelle anti-Sarkozy, &#171; Hollande-c'est-moins-pire-que-celui-qu'on-avait-avant &#187; ne risque de durer qu'un temps. Tout ceci pourrait raccourcir grandement la &#171; lune de miel &#187; sur laquelle tablent certains socialistes, bien conscients que les travailleurs se sont rendus aux urnes sans grand enthousiasme. C'est une des raisons de la triste mine de certains t&#233;nors socialistes au soir du second tour, tel Manuel Valls reprenant la fameuse phrase de Blum, &#171; chouette, les probl&#232;mes commencent &#187;. Ce qu'il faut cependant, c'est que les probl&#232;mes soient renvoy&#233;s &#224; l'exp&#233;diteur, les patrons et le futur gouvernement, car c'est bien la bourgeoisie qui est responsable de la crise dans laquelle nous nous trouvons, et c'est bien le futur gouvernement qui se propose de la g&#233;rer pour le compte du patronat, m&#234;me s'il le fera de fa&#231;on moins explicite et odieuse que Sarkozy, avec ses amis du Fouquet's et de Neuilly.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La r&#233;alit&#233; de la &#171; relance &#187; socialiste : beaucoup de bruit pour pas grand-chose&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La presse de gauche se veut optimiste cependant, comme si cela faisait une politique. &#171; Ce n'est qu'avec l'ensemble des pays europ&#233;ens, note plein d'entrain Eric Izraelewicz, au lendemain du second tour, que la France pourra retrouver des marges de man&#339;uvre. De ce point de vue, l'&#233;lection fran&#231;aise a d&#233;j&#224; fait bouger les lignes. Mais il ne faut pas s'y tromper. Les multiples appels, d&#233;sormais, en faveur de la croissance en Europe - jusqu'&#224; Angela Merkel et son &#8216;pacte de croissance' - ne parlent pas toujours de la m&#234;me chose. Quand Fran&#231;ois Hollande r&#234;ve d'un &#8216;New Deal' europ&#233;en, sur le mod&#232;le du grand programme d'infrastructures lanc&#233; dans les ann&#233;es 1930 aux Etats-Unis par Franklin Roosevelt, les dirigeants conservateurs europ&#233;ens pensent davantage &#227; des politiques de rigueur et de lib&#233;ralisation &#233;conomique, celle du march&#233; du travail notamment. Un compromis entre ces approches est &#224; la fois possible et n&#233;cessaire. Fran&#231;ois Hollande, par sa culture sociale-d&#233;mocrate et ses convictions europ&#233;ennes, est sans doute le mieux &#227; m&#234;me de travailler &#227; un tel compromis. Il lui faut n&#233;anmoins tirer les le&#231;ons des ann&#233;es 1980 et s'&#233;manciper l&#224; de Fran&#231;ois Mitterrand &#187; [7].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs choses par rapport aux v&#339;ux-pieux de l'&#233;ditorialiste du Monde, qui ressemble de plus en plus, ces derniers temps, &#224; la gazette proto-&#233;lys&#233;enne du QG de Hollande. Hollande va se situer aux antipodes de Mitterrand en 1981, non seulement parce que sa victoire est loin de soulever le m&#234;me enthousiasme et la m&#234;me expectative qui ont permis &#224; l'Union de la gauche d'appliquer, d&#232;s 1983, le tournant de la rigueur, en canalisant le plus possible la col&#232;re sociale. Il se situe &#233;galement &#224; l'oppos&#233; de l'arriv&#233;e des socialistes au pouvoir en 1981 parce qu'il n'a strictement rien, si ce n'est quelques miettes, &#227; redistribuer. Enfin, sa politique de croissance et de relance - p&#226;le copie de certaines recettes ayant &#233;t&#233; appliqu&#233;es aux Etats-Unis par Obama notamment, sans que cela r&#233;solve quoique ce soit sur le fond &#8211; aura bien du mal &#227; sortir le pays de la crise, et pas seulement en raison de la rigidit&#233; de Merkel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est parfaitement illusoire de comparer le programme socialiste &#227; celui de Roosevelt dans les ann&#233;es 1930. La relance de Hollande passe par trois axes, bien timides au bout du compte, et bien en de&#231;&#224; des politiques anticycliques men&#233;es par les d&#233;mocrates &#233;tasuniens pour affronter la Grande d&#233;pression &#224; la suite de la crise de 1929. Hollande souhaite des &#171; euros bonds &#187; ou &#171; euro-obligations &#187;, non pas tant pour mutualiser la dette europ&#233;enne comme le sugg&#232;re Romano Prodi, mais pour soutenir une politique d'infrastructures au niveau europ&#233;en. Sur ce m&#234;me sch&#233;ma, il souhaite red&#233;ployer des fonds structurels qui seraient mal ou peu utilis&#233;s. Enfin il souhaite une r&#233;forme bancaire &#224; l'image de celle qui a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;e par le premier-ministre conservateur britannique David Cameron. Dans ce cadre, on peut douter de l'efficacit&#233;, &#227; terme, d'une telle politique, au moment o&#249; la crise g&#233;n&#232;re et va aller en approfondissant des ph&#233;nom&#232;nes de faillites bancaires, de d&#233;pr&#233;ciation des actifs des principales entreprises, de contraction du march&#233; et de pression &#224; la baisse drastique sur la force de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce cadre, non seulement la politique bien timor&#233;e que propose Hollande est une parfaite illusion, mais les &#171; solutions &#187; un peu plus r&#233;solument keyn&#233;siennes, comme celles qui sont d&#233;fendues par Jacques G&#233;n&#233;reux, le &#171; Monisieur &#233;conomie &#187; du FdG (avec une orientation en faveur de l'augmentation du pouvoir d'achat ou de relance du cr&#233;dit), sont &#233;galement parfaitement utopistes. Sans un changement radical de la propri&#233;t&#233; des moyens de production, d'&#233;change et un contr&#244;le strict de l'ensemble du secteur bancaire, il est impossible de trouver une issue r&#233;elle &#227; une crise dont ne vivons que le d&#233;but [8].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les timides mesures de relance &#233;conomique et d'intervention dans le secteur financier de Hollande devraient, de surcroit, s'op&#233;rer, pour ce qui est du cadre fran&#231;ais, dans un strict respect des &#233;quilibres budg&#233;taires, avec une croissance du budget de l'Etat moins importante que sous Sarkozy. D'autre part, Hollande aura &#224; les n&#233;gocier avec Berlin. Dans un tel contexte, il y a fort &#227; parier que la &#171; relance &#187; &#224; la sauce Hollande va finir par se traduire en un compromis avec l'Allemagne de fa&#231;on &#227; &#233;tendre dans le temps le rythme d'application des plans d'ajustement. Rien de bien significatif et d'ambitieux, &#227; terme, du moins pas au point de pouvoir comparer tout cet &#233;chafaudage d'hypoth&#233;tiques mesures &#227; n&#233;gocier &#227; un &#171; New Deal &#187; europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On risque donc tr&#232;s probablement de passer d'un axe &#171; Merkozy &#187; &#227; un nouvel attelage, que certains appellent d&#233;j&#224; &#171; Homer &#187; ou &#171; Merkhollande &#187;, nouvel avatar de la politique europ&#233;enne au service des int&#233;r&#234;ts des secteurs les plus concentr&#233;s de la bourgeoisie. Dans le second comme dans le premier cas, Paris restera subordonn&#233; &#227; Berlin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une extr&#234;me gauche de combat &#227; construire pour structurer la seule opposition possible au prochain gouvernement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; la profondeur de la crise, face aux plans sociaux qui sont annonc&#233;s, il est impensable que le monde du travail et la jeunesse puissent s'en sortir avec un tel gouvernement, m&#234;me si Hollande en venait &#227; gauchiser un tant soit peu son orientation. A la gauche du PS cependant, c'est un tout autre discours que l'on entend. Nous ne faisons pas allusion ici aux partenaires du PS comme les &#233;cologistes qui ont d&#233;j&#224; montr&#233;, de par le pass&#233;, ce qu'ils &#233;taient, &#227; savoir des b&#233;quilles vertes du social-lib&#233;ralisme et de bons gestionnaires bourgeois. C&#233;cile Duflot, dans son empressement &#227; rejoindre le gouvernement, a m&#234;me affirm&#233; qu'Europe Ecologie-Les Verts ne fixerait aucun pr&#233;alable &#227; sa participation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2737 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://estrategiainternacional.org/local/cache-vignettes/L400xH301/Hollande_et_Melenchon-2-98019-1f58f.jpg?1692694705' width='400' height='301' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;i&gt;F. Hollande et JL. M&#233;lenchon&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; de ceux qui se veulent les fers-de-lance de la gauche radicale, on ne voit pas beaucoup de radicalit&#233;. M&#233;lenchon, pour le Front de Gauche, est ainsi pass&#233;, ces derniers mois, d'accuser le pr&#233;tendant au poste de candidat du PS, DSK, &#171; d'affameur &#187;, &#227; d&#233;clarer par la suite que jamais il ne voterait pour un social-lib&#233;ral. Il a ensuite appel&#233; &#227; battre Sarkozy au soir du premier tour et s'est livr&#233;, enfin, &#227; un v&#233;ritable pan&#233;gyrique des socialistes, Hollande et Jean-Marc Ayrault, pressenti comme futur Premier ministre, &#233;tant pr&#233;sent&#233;s comme des personnes tr&#232;s comme il faut&#8230; Grace au FdG, selon M&#233;lenchon, la victoire de Hollande pourrait devenir &#171; la victoire des exigences aigu&#235;s qui viennent de s'exprimer [dans les &#233;lections] &#187;. Pour Christian Piquet, de la Gauche Unitaire, &#233;lire des d&#233;put&#233;s du FdG voudrait dire &#171; peser sur la politique que mettra en &#339;uvre la nouvelle majorit&#233; &#187;. Pierre Laurent, pour le PCF, remporte quant &#224; lui la palme d'or de l'escroquerie en politique, soutenant qu'un renforcement du FdG &#224; l'Assembl&#233;e serait une garantie pour que le coup de pouce de Hollande au Smic se transforme en &#171; un coup d'&#233;paule dans les coffres-forts du CAC 40 &#187; [9]. Le probl&#232;me reste que du c&#244;t&#233; d'&#233;ventuels accords avec le PS en vue des l&#233;gislatives ou de d&#233;sistement entre les deux tours, seule fa&#231;on pour le FdG de disposer de repr&#233;sentants &#224; l'Assembl&#233;e, rien ne vient. Le PC se d&#233;m&#232;ne comme un beau diable cependant. Pierre Laurent et Marie-Georges Buffet on fait savoir &#227; plusieurs reprises leur attachement &#227; soutenir une majorit&#233; de gauche. De ce c&#244;t&#233;-l&#224; aussi, les masques vont progressivement tomber, &#227; mesure o&#249; la campagne des l&#233;gislatives va avancer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question du troisi&#232;me tour se pose d&#232;s &#227; pr&#233;sent, et elle se pose fondamentalement sur un terrain beaucoup plus social et politique qu'institutionnel. Alors certes, il faudra que la dynamique port&#233;e par Philippe Poutou lors des pr&#233;sidentielles, notamment lors des derni&#232;res semaines de campagne, se poursuive dans le cadre des l&#233;gislatives afin de montrer que les travailleurs et la jeunesse savent qu'ils devront se battre et ne font aucunement confiance dans les diff&#233;rentes variantes de gauche qui gravitent autour de Hollande. Comme pour les pr&#233;sidentielles, il faut que dans ces &#233;lections s'exprime le plus largement possible l'id&#233;e selon laquelle ce n'est qu'en comptant sur nous-m&#234;mes et par la force de nos seules mobilisations que nous serons en capacit&#233; de r&#233;pondre, en notre faveur cette fois, &#227; cette crise du syst&#232;me capitaliste. A toutes celles et ceux qui dans ce pays ont le droit de vote, ce qui exclut notamment des millions de nos camarades de classe immigr&#233;s ; &#227; toutes celles et ceux qui sont convaincus qu'il faudra se battre d&#232;s que le prochain gouvernement prendra ses fonctions, nous les appelons &#227; porter massivement leur suffrage sur les candidats et candidates du NPA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais quels que soient les r&#233;sultats des listes d'extr&#234;me gauche au premier tour des l&#233;gislatives, le troisi&#232;me tour, le vrai, va se jouer dans les entreprises, dans les bureaux, les ateliers, sur les facs et les lyc&#233;es. Face &#224; la crise et &#227; son approfondissement, on ne peut envisager un avenir digne de ce nom sans une politique de rupture avec le syst&#232;me capitaliste afin de le renverser. C'est ce que la Gr&#232;ce nous montre, avec le sort que le patronat local, et la Tro&#239;ka r&#233;servent &#227; nos s&#339;urs et fr&#232;res de classe. Si l'on veut garder la t&#234;te hors de l'eau, on ne pourra faire l'&#233;conomie de luttes tr&#232;s dures et d'ensemble afin de contrer tous les mauvais coups qu'on nous pr&#233;pare, m&#234;me quand ils seront enjoliv&#233;s de dialogue social, m&#234;me quand ils seront accompagn&#233;s de mesurettes destin&#233;es &#227; nous diviser, entre ceux &#227; qui on jettera un os pour mieux affronter les autres. Il n'y a aucune raison &#227; ce que ce soit le FN, le pire ennemi des travailleurs, qui se pr&#233;sente comme la future opposition au gouvernement Hollande. La seule opposition qui vaille, elle sera structur&#233;e par notre classe, celle des travailleurs, par del&#224; leur couleur de peau, leur nationalit&#233; et leurs origines. Mais pour cela, pour construire les bagarres et surtout pour les coordonner et essayer de les faire gagner, il nous faudra un instrument politique radicalement antisyst&#232;me, anticapitaliste et r&#233;volutionnaire, une organisation de classe et de combat. C'est ce &#227; quoi les camarades du Courant Communiste R&#233;volutionnaire appellent de leurs v&#339;ux et travaillent au sein du NPA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;09/05/12&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;[1] Par-del&#224; les limites des analystes-professionnels-des-sondages, J&#233;r&#244;me Fourquet (Ifop), note combien malgr&#233; la capacit&#233; du FN d'agr&#233;ger un &#233;lectorat tr&#232;s divers, &#171; au second tour, un clivage politique droite gauche reprend le dessus. Une composante retrait&#233;s, classes moyennes sup&#233;rieures, commer&#231;ants, artisans, s'est facilement tourn&#233;e vers Sarkozy. A l'inverse, l'&#233;lectorat plus populaire et ouvrier est all&#233; plus facilement vers Fran&#231;ois Hollande ou l'abstention [si l'on se r&#233;f&#232;re par exemple &#227; certains d&#233;partements comme Champagne-Ardenne, Picardie, Nord Pas-de-Calais] &#187;. Voir &#171; Les reports de voix du FN, clef des l&#233;gislatives &#187;, Les Echos, 09/05/12.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[2] Le Canard Encha&#238;n&#233;, dans son &#233;dition du 9 mai, a fait une liste assez amusante du palmar&#232;s &#233;lectoral dans les villes &#171; tenues &#187; par les principaux t&#233;nors de la droite. A Meaux, la ville de Cop&#233;, Hollande a fait 54%, comme &#227; Saint-Quentin d'ailleurs, chez Bertrand. Au Puy, dans la ville de Wauquiez, le candidat socialiste a obtenu plus de 55% des suffrages. Il a m&#234;me atteint 59% dans la circonscription sur laquelle Jupp&#233; comptait se pr&#233;senter aux l&#233;gislatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[3] Comme nous le soulignions dans un article pr&#233;c&#233;dent, tirant quelques conclusions du r&#233;sultat du premier tour, &#171; la bourgeoisie s'accommode largement du racisme, de la x&#233;nophobie et des id&#233;es r&#233;actionnaires distill&#233;es par le lep&#233;nisme. Sarkozy a d'ailleurs largement puis&#233; dans le programme frontiste. Mais la situation sociale et politique fait que la bourgeoisie n'a pas encore besoin d'une force populiste d'extr&#234;me droite &#227; m&#234;me de prendre en otage la gouvernabilit&#233; bourgeoise. C'est ce que montre la crise gouvernementale actuelle en Hollande o&#249; l'extr&#234;me droite a forc&#233; le gouvernement conservateur &#224; la d&#233;mission. C'est aussi ce que montre, a contrario, la mani&#232;re dont la magistrature italienne, aux ordres de la bourgeoisie, est en train de mener une offensive en r&#232;gle contre la Ligue du Nord de Bossi afin de faire le m&#233;nage et de se d&#233;barrasser de cette scorie politique qui risquerait de conditionner l'orientation d'un futur gouvernement de centre-gauche ou de centre-droit &#187;. Voir &#171; Ce que refl&#232;tent les r&#233;sultats du premier tour et ce &#227; quoi le monde du travail et la jeunesse doivent se pr&#233;parer &#187;, 25/04/12,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[4] En Allemagne, c'est sous le gouvernement SPD de Schr&#246;der qu'ont &#233;t&#233; adopt&#233;es les principales r&#233;formes anti-ouvri&#232;res et antipopulaires, avec l'Agenda 2010 et le train de mesures connu sous le nom de Hartz IV. En Italie, c'est sous le gouvernement &#171; technique &#187; de Lamberto Dini que les premi&#232;res br&#232;ches importantes ont &#233;t&#233; op&#233;r&#233;es sur la r&#233;gulation du march&#233; du travail avec la mise en place du &#171; paquet Treu &#187; en 1995, qui a &#233;t&#233; par la suite repris et d&#233;velopp&#233; par le premier gouvernement de &#171; gauche &#187; de Romano Prodi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[5] Voir &#171; Infl&#233;chir la rentr&#233;e et refonder l'&#233;cole &#187;, Le Monde, 09/05/12.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[6] Voir &#171; Un cort&#232;ge de plans sociaux en pr&#233;paration &#187;, Les Echos, 07/05/12.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[7] Voir &#171; &#8216;New Deal' &#187;, Le Monde, 08/05/12.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[8] Il va sans dire, pour ce qui est du New Deal roosweltien, que tout en &#233;tant incomparablement plus radical que ce que proposent Obama, sans m&#234;me parler de Hollande aujourd'hui, l'&#233;conomie am&#233;ricaine n'a commenc&#233; &#227; se recomposer r&#233;ellement qu'&#224; la suite de l'entr&#233;e en guerre de l'imp&#233;rialisme am&#233;ricain en 1941.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[9] Pour les d&#233;clarations des dirigeants du FdG, voir &#171; &#8216;On l'a vir&#233;' sur l'air du tube &#8216;On l&#224;&#162;che rien' &#187;, L'Humanit&#233;, 07/05/12.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Lecciones del movimiento de los trabajadores de energ&#237;a </title>
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		<dc:date>2005-08-02T13:09:31Z</dc:date>
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		<dc:language>es</dc:language>
		<dc:creator>Jean Baptiste Clech</dc:creator>


		<dc:subject>Europa</dc:subject>
		<dc:subject>Francia</dc:subject>
		<dc:subject>1 Econom&#237;a y pol&#237;tica internacional</dc:subject>
		<dc:subject>5 Debates de estrategia</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#034;El comunismo -dijo Lenin en forma lapidaria- es el poder de los soviets m&#225;s la electrificaci&#243;n de todo el pa&#237;s&#034;. En Francia, en lugar de comunismo tenemos un gobierno de derecha deslegitimado electoralmente pero todav&#237;a muy fuerte a nivel social y que pretende mantener el rumbo de sus reformas antiobreras y antipopulares; en lugar del poder de los soviets, tenemos un parlamento mayoritariamente derechista que convalid&#243; la contrarreforma del estatuto de las dos empresas p&#250;blicas de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#034;El comunismo -dijo Lenin en forma lapidaria- es el poder de los soviets m&#225;s la electrificaci&#243;n de todo el pa&#237;s&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Discurso ante el octavo Congreso panruso de los Soviets. Ver &#034;8th (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En Francia, en lugar de comunismo tenemos un gobierno de derecha deslegitimado electoralmente pero todav&#237;a muy fuerte a nivel social y que pretende mantener el rumbo de sus reformas antiobreras y antipopulares; en lugar del poder de los soviets, tenemos un parlamento mayoritariamente derechista que convalid&#243; la contrarreforma del estatuto de las dos empresas p&#250;blicas de electricidad y gas, EDF y GDF. Lo que s&#237; tenemos &#250;ltimamente es la electrificaci&#243;n de las luchas sociales del pa&#237;s, o m&#225;s bien pudimos asistir a una oleada electrizada de luchas radicales de las cuales fueron protagonistas los trabajadores de EDF y GDF en defensa de sus conquistas y del servicio p&#250;blico. Esto no basta para llegar a la suma aritm&#233;tica leninista, pero es suficiente para que el combate radicalizado de las trabajadoras y de los trabajadores de EDF y GDF y de una vanguardia en virtual ruptura con sus direcciones sindicales oficiales merezca toda la atenci&#243;n de los marxistas revolucionarios.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Francia conoci&#243; durante tres meses una importante lucha de los trabajadores de EDF y GDF que se intensific&#243; y radicaliz&#243; a partir del 7 de junio. El mes de junio de 2004 estuvo te&#241;ido por acciones dur&#237;simas encabezadas por la vanguardia del movimiento, con cortes de electricidad salvajes a las grandes empresas -sobre todo las que despiden y deslocalizan- cortes en estaciones de tren, ocupaciones de represas hidroel&#233;ctricas, plantas t&#233;rmicas, centrales nucleares, centros de almacenamiento de gas. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mediante acciones bautizadas &#034;Robin Hood&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Las famosas y populares acciones &#034;Robin des Bois&#034;, por el nombre del (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, que consist&#237;an en reconectar la electricidad en hogares de familias que no hab&#237;an podido pagar sus boletas, en beneficiar a barrios populares u hospitales p&#250;blicos con tarifas m&#225;s baratas, o directamente cortar la electricidad en los domicilios de ministros, diputados o patrones favorables a la ley, los trabajadores en lucha y su vanguardia supieron ganarse el apoyo de amplias capas de la poblaci&#243;n que ve&#237;an con simpat&#237;a su combate en defensa de las dos empresas p&#250;blicas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Todas aquellas acciones que rompen con el marco de la legalidad burguesa fueron en parte impulsadas por la vanguardia radicalizada de los trabajadores de EDF y GDF que no se contentaba con las jornadas de acci&#243;n aisladas convocadas por la burocracia sindical, que pretend&#237;a de esta forma negociar con el gobierno de Raffarin y el ministro de Econom&#237;a Nicol&#225;s Sarkozy. Sin embargo, la minor&#237;a radicalizada por el conflicto no pudo sobrepasar a sus direcciones sindicales -colaboracionistas en &#250;ltima instancia- e imponer la huelga por tiempo indeterminado de, al menos, toda la rama de la industria energ&#233;tica hasta el retiro del proyecto gubernamental. Esta demanda fue rechazada por la Interfederal burocr&#225;tica&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La Interfederal era integrada por las federaciones de la rama energ&#237;a de la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; que representaba oficialmente a los trabajadores en lucha. A pesar de las duras acciones llevadas a cabo, que debemos rescatar, el gobierno hizo votar la ley de reforma del estatuto de ambas empresas p&#250;blicas el 29 de junio. Con m&#225;s de 200 denuncias y 50 procesos disciplinarios hechos por las direcciones de EDF y GDF contra los huelguistas m&#225;s radicalizados, el gobierno se prepara para sacar provecho de esta victoria para golpear despiadadamente a la vanguardia luchadora que fue, hay que reconocerlo, derrotada. La derrota de los trabajadores de EDF-GDF es una derrota para el conjunto del movimiento obrero franc&#233;s. Sin embargo, es menester analizar realmente cu&#225;les fueron los alcances del movimiento de lucha, cu&#225;les fueron sus l&#237;mites, en qu&#233; medida fue un combate sintom&#225;tico de una incipiente recuperaci&#243;n de la subjetividad obrera a nivel mundial, y en Europa en particular, y qu&#233; queda del movimiento para poder preparar mejor las futuras luchas que se dar&#225;n en Francia ya que, como lo recalca recurrentemente Daniel Bensa&#239;d en su &#250;ltimo libro citando a Gilles Deleuze, &#034;siempre se vuelve a empezar a partir de la mitad&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Bensa&#239;d, Daniel, Une lente impatience, Par&#237;s, Stock, 2004, p.19.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, es decir que los procesos din&#225;micos como la lucha de clases vuelven a arrancar siempre a partir de una previa experiencia acumulada, una subjetividad de clase dada, siempre y cuando se hayan sacado las conclusiones m&#225;s acertadas de la relaci&#243;n de fuerzas entre las clases luego de un conflicto.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cuando la burgues&#237;a europea pretende liquidar el pacto social y la estructura econ&#243;mica en los cuales bas&#243; su dominio desde la Segunda Guerra Mundial&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Los ataques a los servicios p&#250;blicos y la reforma de EDF y GDF son representativos de los planes que est&#225; llevando a cabo la burgues&#237;a europea desde hace m&#225;s de una d&#233;cada y que tiene que pasar para competir con el resto de los bloques imperialistas. En el caso del sector energ&#233;tico, monopolio estatal desde el final de la Segunda Guerra Mundial en la mayor&#237;a de los pa&#237;ses europeos&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;EDF y GDF fueron creados bajo la direci&#243;n de Marcel Paul, ministro comunista (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, la UE pretende llevar adelante una liberalizaci&#243;n total del mercado, como lo hizo en los otros sectores considerados hasta los a&#241;os ochenta como &#034;monopolios naturales&#034; de los Estados&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dicho sea de paso, si bien la liberalizaci&#243;n del mercado energ&#233;tico se (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Apoy&#225;ndose en las directivas europeas, la burgues&#237;a francesa pretende liquidar los principales servicios p&#250;blicos del pa&#237;s y las estructuras del Estado Bienestar, ideados por el mismo Consejo Nacional de la Resistencia en las postrimer&#237;as de la Segunda Guerra Mundial, para canalizar en forma preventiva las futuras luchas obreras y populares y asegurar el buen funcionamiento y reconstrucci&#243;n del capitalismo franc&#233;s imperialista, mientras que la mayor&#237;a de la patronal hab&#237;a colaborado estrechamente con el nazismo y la econom&#237;a francesa estaba al borde del colapso, o del &#034;a&#241;o cero&#034; como hubiera dicho Rossellini&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;El Consejo Nacional de la Resistencia, creado en 1943, estaba integrado por (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#191;Pero por qu&#233; raz&#243;n quiere la burgues&#237;a francesa liquidar el pacto social y la estructura econ&#243;mica en los cuales se bas&#243; su dominio desde la Segunda Guerra Mundial? Por un lado porque la situaci&#243;n econ&#243;mica mundial y las presiones interimperialistas no le permiten otra salida y por otro porque piensa que la correlaci&#243;n de fuerzas sigue estando a su favor luego de las grandes desmoralizaciones y derrotas de los a&#241;os ochenta. Tanto aquellas derrotas y desmoralizaciones -que mermaron la combatividad y la resistencia obrera y popular- como el cambio profundo de ciclo econ&#243;mico -que no corresponde m&#225;s a los Treinta Gloriosos (boom de posguerra) luego de las crisis de 1973 y 1979- obligaron y permitieron que la burgues&#237;a europea en general, y francesa en particular, entablara una modificaci&#243;n profunda de las estructuras sociales y econ&#243;micas en las cuales hab&#237;a basado su dominio. &lt;br class='autobr' /&gt;
Hoy en d&#237;a, la burgues&#237;a pretende valorizar todos los sectores econ&#243;micos que eran anta&#241;o monopolios de regal&#237;as del Estado y lucha al mismo tiempo por aumentar la rentabilidad relativa del trabajo y bajar el costo laboral, mermando por todos los medios necesarios el salario real de la clase trabajadora, tanto del sector privado como del p&#250;blico&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En Italia por ejemplo, uno de los pa&#237;ses europeos en el cual la tasa de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Estas dos estrategias, llamadas generalmente neoliberales, son centrales para que la burgues&#237;a de la UE pueda competir contra sus rivales imperialistas, en particular EE.UU. Pero para lidiar con los bloques imperialistas antag&#243;nicos, tiene que lidiar tambi&#233;n con su propia clase obrera.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A nivel socioecon&#243;mico, los planes de la burgues&#237;a francesa se basan en un eje fundamental: desmantelar el viejo Estado Bienestar en el cual se bas&#243; -mediante la colaboraci&#243;n sindical y partidaria de la socialdemocracia y el estalinismo y concesiones preventivas a los sectores obreros y populares- el dominio burgu&#233;s franc&#233;s -y europeo- de la posguerra, s&#243;lo sacudido durante los a&#241;os del gran ciclo de lucha de clases internacional que inici&#243; el Mayo Franc&#233;s. Este desmantelamiento pasa por la abolici&#243;n del sistema de jubilaci&#243;n por repartici&#243;n, logrado en el sector privado sin ninguna lucha de resistencia en agosto de 1993 bajo el gobierno Balladur y en buena parte del sector p&#250;blico en junio de 2003, por la reforma de la seguridad social que el gobierno actual pretende imponer antes de fines de julio, y del conjunto del C&#243;digo del Trabajo, reforma reclamada por el Medef, la patronal francesa, y que ning&#250;n gobierno encar&#243; hasta ahora&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;M&#225;s all&#225; de aquellas perspectivas estrat&#233;gicas, a nivel m&#225;s espec&#237;fico, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Es cierto, sin embargo, que luego de la derrota de Raffarin en las &#250;ltimas elecciones regionales y europeas que deslegitimaron electoralmente al gobierno sin mermar su fuerza social, Chirac no pudo hacer pasar el programa m&#225;ximo reclamado con bombos y platillos por la patronal. A pesar de todo, tan s&#243;lo tres d&#237;as despu&#233;s de los resultados de las elecciones europeas, el presidente del Medef destacaba que &#034;la mayor&#237;a [parlamentaria], puede llevar adelante su acci&#243;n y puede obrar libremente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#161;Adelante!, &#161;Adelante con la m&#225;xima velocidad y la m&#225;xima fuerza!&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Declaraci&#243;n de Ernest-Antoine Seill&#232;re, retomado en Les Echos, &#034;Le Medef (&#8230;)&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Tomando como par&#225;metro los reclamos de los sectores m&#225;s concentrados de la patronal, es cierto que el ministro de Econom&#237;a no llev&#243; a cabo el programa m&#225;ximo exigido por la burgues&#237;a, es decir, no pudo entablar la privatizaci&#243;n total de EDF y GDF. Lo mismo sucedi&#243; con la reforma del Seguro Social&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La UDF, fuerza parlamentaria que integra el gobierno encabezado por la UMP (&#8230;)&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En el caso de la reforma de EDF-GDF, Sarkozy no pudo privatizar las dos empresas, como por ejemplo s&#237; se hab&#237;a hecho con la mayor&#237;a del sector energ&#233;tico de Gran Breta&#241;a entre 1986 y 1989 (Electricity Act). S&#243;lo pudo modificar el estatuto jur&#237;dico de ambas empresas, que pasaron de ser Establecimientos P&#250;blicos de Car&#225;cter Industrial y Comercial (EPCI) a meras Sociedades An&#243;nimas. Sin embargo, el voto de la ley es una victoria central para la burgues&#237;a. Como lo subraya hip&#243;critamente Jean-Claude Lenoir, el diputado de la UMP que ide&#243; el proyecto de ley, si bien &#034;el objetivo de la ley no consiste en la apertura del capital [de las dos empresas, o sea una privatizaci&#243;n larvada] sino en la transformaci&#243;n jur&#237;dica de las empresas (...), la ley debe permitir aquella apertura sin que sea necesario volver a debatirlo ante el Parlamento&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Entrevista a Jean-Claude Lenoir, en Le Monde, Par&#237;s, 15/06/04.&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En &#250;ltima instancia, el cambio de estatuto de estas empresas garantiza su futura privatizaci&#243;n, lo que significar&#225; para los trabajadores un empeoramiento de sus condiciones de trabajo y un cambio de su estatuto laboral, y para los usuarios un aumento anunciado de las tarifas&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Como lo reconoce descaradamente el mismo Lenoir, &#034;para los usuarios, los (&#8230;)&#034; id=&#034;nh13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Sin embargo, siendo Francia el tercer mercado energ&#233;tico europeo en las condiciones actuales de liberalizaci&#243;n detr&#225;s de Alemania y Gran Breta&#241;a, ser&#225;n ping&#252;es ganancias para los futuros inversores privados y las empresas competidoras&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Se&#241;alemos que con s&#243;lo 295 TWh, Francia abri&#243; un 68% de su mercado interno (&#8230;)&#034; id=&#034;nh14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&#243;mo termin&#243; el ciclo ascendente de luchas sociales de enero-junio de 2003&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En un contexto social muy tibio desde la derrota de los estatales en junio del a&#241;o pasado, la lucha de los trabajadores de EDF y GDF hubiera podido mostrar cu&#225;l era el camino para poner en corto circuito las pretensiones gubernamentales y sus reformas y empezar a revertir duraderamente la relaci&#243;n de fuerza entre las clases. En cierto sentido, con la din&#225;mica social abierta por las luchas industriales del verano de 1995 y las de los estatales del invierno (noviembre-diciembre) del mismo a&#241;o, canalizada luego del '97 por el gobierno de la gauche plurielle (izquierda plural), la lucha de los trabajadores de EDF y GDF fue uno de los movimientos nacionales con mayores caracter&#237;sticas obreras y mayor potencialidad en los &#250;ltimos a&#241;os. Para entender mejor la potencialidad que conllevaba el movimiento de los trabajadores de EDF-GDF es menester remontarse al primer ciclo ascendente de luchas bajo la segunda presidencia de Chirac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Luego de la victoria aplastante de Chirac en mayo de 2002 gracias a la colaboraci&#243;n de la gauche plurielle, las burocracias sindicales y una parte de la extr&#234;me gauche (extrema izquierda), la conflictividad obrera, popular y por el salario tard&#243; casi un a&#241;o en recomponerse. Despu&#233;s de la victoria gubernamental contra los camioneros, cuyos cortes no duraron siquiera un par de horas en noviembre de 2002, Raffarin pretendi&#243; abrir varios frentes sociales con la reforma del sistema de jubilaci&#243;n del sector p&#250;blico y el de los trabajadores de EDF y GDF, entre otros&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La reforma del estatuto espec&#237;fico del sistema de jubilaci&#243;n de los (&#8230;)&#034; id=&#034;nh15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En enero de 2003, la burocracia sindical de EDF y GDF&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;EDF y GDF son dos baluartes obreros hist&#243;ricos con una larga tradici&#243;n (&#8230;)&#034; id=&#034;nh16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, favorable a la reforma, prefiri&#243; sin embargo organizar un refer&#233;ndum entre los 205.000 trabajadores de ambas empresas pensando que el &#034;s&#237;&#034;, o sea el apoyo a la reforma, iba a vencer. Lejos de todos los planes de Denis Cohen, l&#237;der de la FMNE CGT (CGT Energ&#237;a) en aquel entonces, gan&#243; el &#034;no&#034;. Posteriormente, cuestionado por los delegados de la FMNE durante el Congreso de Biarritz, tuvo que ceder su puesto en octubre de 2003, desacreditado por su base. Pero volvamos al refer&#233;ndum del 9 de enero de 2003 en el cual gan&#243; el &#034;no&#034;. Luego de la tormenta -tanto para el gobierno como para los bur&#243;cratas-, qued&#243; suspendido el proyecto de reforma del sistema de jubilaci&#243;n de los trabajadores de EDF y GDF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir de aquel momento, las burocracias sindicales&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb17&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En frente &#250;nico al inicio y luego sin el sost&#233;n de la CFDT que termin&#243; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh17&#034;&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; empezaron a llamar a acciones mensuales a partir de febrero de 2003 contra los proyectos gubernamentales de reforma del sistema de jubilaci&#243;n del sector p&#250;blico y contra la descentralizaci&#243;n. Ten&#237;an por objetivo controlar la bronca que estaba creciendo entre los estatales y evitar que lo sucedido en enero en la FMNE CGT se generalizara. Este primer ciclo de lucha de clases culmina con las huelgas duras de mayo y junio encabezadas por los j&#243;venes docentes que contribuyeron a sobrepasar tendencialmente a las burocracias, impulsando localmente coordinadoras y huelgas prolongadas. Es preciso destacar dos elementos avanzados del movimiento de mayo y junio de 2003. Por una parte, las luchas fueron m&#225;s duras en la periferia social y colonial del pa&#237;s&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb18&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Llamamos &#034;periferia social&#034; a las zonas con m&#225;s problemas sociales (&#8230;)&#034; id=&#034;nh18&#034;&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Por otra parte, la burocracia sindical tendi&#243; a ser sobrepasada localmente por las coordinadoras, sobre todo docentes y en menor medida interprofesionales, que retomaron el camino del '95 y de las luchas docentes del '98.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sin embargo, el car&#225;cter conciliador de las burocracias sindicales tanto como los aspectos m&#225;s corporativos del movimiento de mayo y junio&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb19&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lejos de plantear un programa que sepa revolucionar las conquistas obreras (&#8230;)&#034; id=&#034;nh19&#034;&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; llevaron a los trabajadores estatales a la derrota. Por otra parte, es necesario se&#241;alar que el papel sindicalista de las corrientes de extrema izquierda no permiti&#243; que lo m&#225;s avanzado del movimiento, las coordinadoras, terminaran ejerciendo su hegemon&#237;a de clase, agrupando a la vanguardia luchadora, convirti&#233;ndose en un polo de referencia constituyente y a la vez destituyente de la burocracia traidora y conciliadora. En realidad, ambas instancias -coordinadoras y las burocracias locales- coexist&#237;an regionalmente y la extrema izquierda no hizo nada para sentar bases duraderas de nuevas instituciones de clase. Despu&#233;s de aquella derrota para los trabajadores, la conflictividad social se traslad&#243; a sectores perif&#233;ricos de los asalariados -artistas, universitarios, y desocupados- que a veces lograron obtener ciertas victorias parciales pero sin que &#233;stas permitieran revertir tendencialmente la relaci&#243;n de fuerzas muy favorable a la burgues&#237;a y su gobierno&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb20&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ver &#034;Les &#233;lections r&#233;gionales fran&#231;aises. Virages &#227; gauche ou renforcement (&#8230;)&#034; id=&#034;nh20&#034;&gt;20&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Una oleada de luchas electrizadas recorre Francia&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A pesar del descr&#233;dito electoral -que no desemboc&#243; mec&#225;nicamente, como vimos, en una debilidad social del gobierno-, los ministros del gobierno Raffarin III, en particular Douste-Blazy de Asuntos Sociales y Sarkozy de Econom&#237;a, hicieron alarde de llevar adelante las reformas neoliberales previstas. En el caso de Sarkozy, &#034;aceler&#243; la agenda de las reformas en el curso de los &#250;ltimos meses. A mitad de abril, Sarkozy, nombrado ministro de Econom&#237;a justo despu&#233;s de las elecciones regionales, anunciaba que el proyecto de ley [sobre la reforma de EDF-GDF] ser&#237;a adoptado antes de fines de junio&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb21&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#034;EDF-GDF: projet de loi &#227; haut risque pour le gouvernement&#034;, en Le Monde, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh21&#034;&gt;21&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Frente a las dos reformas centrales del gobierno, la burocracia sindical -en frente &#250;nico en el caso de EDF y GDF y sin la CFDT despu&#233;s del 1&#176; de mayo en el caso de la reforma de la S&#233;cu [sistema de seguridad social]- adopt&#243; la misma actitud que el a&#241;o pasado. Pensaba poder contentarse con anunciar jornadas de acci&#243;n aisladas para canalizar la bronca potencial hasta el inicio del verano (hemisferio Norte) y permitir que el gobierno pudiera hacer votar las reformas en el parlamento, luego de un di&#225;logo m&#237;nimo con las direcciones sindicales a fin de garantizar sus prebendas y privilegios a pesar de los cambios econ&#243;micos y sociales que implicaban.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En el caso de la reforma del Seguro Social, no obstante la conformaci&#243;n de coordinadoras locales ultra minoritarias en defensa de la S&#233;cu, compuestas en gran parte por sindicalistas, Attac, el PC y una parte de la izquierda -en parte por razones electoralistas-, las burocracias llevaron las movilizaciones hacia un callej&#243;n sin salida, organizando marchas importantes pero aisladas el 1&#176; de mayo y el 5 de junio de las cuales participaron unas 30.000 personas&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb22&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;El 5 de junio, mientras estaba organizada una marcha de repudio por la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh22&#034;&gt;22&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Las movilizaciones terminaron el 15 de junio con una manifestaci&#243;n que ten&#237;a como prop&#243;sito ilustrar una nueva l&#237;nea votada por el 47&#176; Congreso de la CGT en marzo de 2003: &#034;proposici&#243;n, movilizaci&#243;n, negociaci&#243;n y protesta&#034;. En efecto, inmediatamente despu&#233;s, el 17 de junio, el secretario de la CGT, Thibault, se entrevistaba con Raffarin para entregarle un petitorio en defensa del sistema actual de Seguro Social, content&#225;ndose con subrayar que &#034;no [era] normal que el gobierno no tomara en cuenta las elecciones ni las manifestaciones&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb23&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Entrevista a Bernard Thibault, en Le Monde, Par&#237;s, 19/06/04.&#034; id=&#034;nh23&#034;&gt;23&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La burocracia sindical pretendi&#243; negociar y convalidar de la misma manera la reforma de EDF y GDF. A partir de abril, empez&#243; a llamar a jornadas de acci&#243;n aisladas a las cuales concurri&#243; la mayor&#237;a de los trabajadores de ambas empresas. Sin embargo con el correr del tiempo, la escasez de perspectivas de lucha, la demagogia gubernamental, las solapadas negociaciones sindicales de la Interfederal y las divergencias internas de las c&#250;pulas cegetistas&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb24&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En el seno de la CGT, una fracci&#243;n bur&#243;crata m&#225;s ligada a la confederaci&#243;n (&#8230;)&#034; id=&#034;nh24&#034;&gt;24&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, llevaron a cierta desmoralizaci&#243;n de la mayor&#237;a de los huelguistas&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb25&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Las tasas de acatamiento a las huelgas son llamativas. Si bien retomamos ac&#225; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh25&#034;&gt;25&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Pero mientras tanto, inesperadamente, una minor&#237;a luchadora se iba radicalizando. A medida que se debilitaba el movimiento se iba endureciendo la posici&#243;n de la vanguardia, determinada a que no pasara la reforma. Esto llev&#243; a que se radicalizara, por fuera de los planes predeterminados de la burocracia, una verdadera vanguardia de lucha que emergi&#243; mientras el movimiento de conjunto deca&#237;a en t&#233;rminos num&#233;ricos. Como lo destaca el mismo l&#237;der de la patronal francesa a prop&#243;sito de la reforma del Seguro Social, &#034;la CFDT lleva a la pr&#225;ctica un sindicalismo de negociaci&#243;n y no un sindicalismo tipo bloqueo o pulseada. Una posici&#243;n que consiste en negociar, lo que contrasta con la actitud de otros [sindicatos]. (...) Pero todo el mundo [las direcciones sindicales oficiales] entendi&#243; lo que hab&#237;a que hacer, hasta los que parecen ser los m&#225;s duros [es decir inclusive la CGT y FO]. El problema consiste en hacer evolucionar a la base&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb26&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#034;R&#233;forme, la griffe Ch&#233;r&#232;que&#034;, en Le Figaro Magazine, Par&#237;s, 26/06/04.&#034; id=&#034;nh26&#034;&gt;26&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Esa base radicalizada de EDF y GDF fue justamente la que no permiti&#243; que el plan privatizador de la burgues&#237;a, negociado con la burocracia, se aplicara hasta el final sin resistencia. Esta misma base radicalizada hubiera podido doblegar al gobierno sobrepasando las burocracias si el conjunto de los trabajadores de ambas empresas se hubiera unido a un duro movimiento de huelga por tiempo indeterminado.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;El papel de la burocracia sindical y las primeras acciones radicalizadas&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Interfederal, luego de haber expulsado de sus filas a los delegados minoritarios del SUD (&#034;Solidaires, unitaires, democratiques&#034;, joven sindicato de base), dejaron correr al inicio los primeros cortes el&#233;ctricos ilegales en medio de la campa&#241;a electoral europea. Pero r&#225;pidamente, sobre todo a partir del corte del 7 de junio, la CGT tuvo que reivindicar las acciones ilegales a posteriori ya que corr&#237;a el riesgo de perder totalmente el control de su propia base rebelde. Como lo resum&#237;a la secretaria de la CFDT Energ&#237;a Mireille Toux, &#034;la CGT da la impresi&#243;n de correr detr&#225;s de su base mientras prosiguen las discusiones con Sarkozy&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb27&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#034;Les syndicats s'interrogent sur les suites &#227; donner au mouvement&#034;, en Le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh27&#034;&gt;27&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En otras palabras, un alto responsable de la CGT, Jean-Cristophe Le Duigou, destacaba que &#034;nuestro trabajo [el de la burocracia] consiste en canalizar aquella tensi&#243;n social hacia objetivos realistas&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb28&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#034;Assurance-maladie, EDF: la CGT entre isolement et radicalisation&#034;, en Le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh28&#034;&gt;28&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, es decir la negociaci&#243;n de la reforma y no el retiro de la reforma por parte del gobierno. Sin embargo, a partir del 7 de junio, esta tensi&#243;n incipiente se convirti&#243; en radicalizaci&#243;n abierta cuando trabajadores de EDF cortaron la electricidad en Saint Lazare, una de las principales estaciones de trenes suburbanos de la capital, paralizando o perturbando el 35% del tr&#225;fico de la regi&#243;n parisiense.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A partir de aquella fecha, empezaron a organizarse localmente Asambleas Generales de huelguistas que decid&#237;an en su conjunto las acciones a llevar adelante y sobre todo planteaban abiertamente llamar a la huelga general por tiempo indeterminado, sobrepasando las consignas federales de la CGT. Fue el caso de los trabajadores que ocuparon a partir del 15 de junio el Centro Amp&#232;re de Saint Ouen (periferia parisiense norte) liderados por los trabajadores de RTE y el secretario de la UFICT-CGT, Jean-Louis Maury, opositor a la l&#237;nea reformista del ex-secretario de la CGT Energ&#237;a, Denis Cohen. En otras zonas consideradas como baluartes de SUD, como en Clamart (periferia parisiense sur), lleg&#243; a votarse el principio de &#034;huelga por tiempo indeterminado&#034;. Esta tambi&#233;n era la posici&#243;n opositora a la l&#237;nea federal de la CGT de los servicios centrales de Par&#237;s cuyos trabajadores pretend&#237;an, por ejemplo, empezar a manifestarse frente al Parlamento el d&#237;a anterior a la apertura de la discusi&#243;n sobre la reforma. La vanguardia luchadora llev&#243; adelante acciones muy audaces, demostrando su total manejo del aparato productivo. Basta pensar en la docena de centrales nucleares -sobre las 19 con las que cuenta Francia- en las cuales fueron votadas varias huelgas diarias por tiempo indeterminado de distinta duraci&#243;n, en los piquetes que bloqueaban el ingreso de al menos cuatro centrales, en los quince puestos de alta tensi&#243;n (entre los cuales el de Saint Ouen) que se encontraban ocupados el 22 de junio. Sin embargo, tanto en la regi&#243;n parisiense como en el interior, la vanguardia del movimiento qued&#243; aislada del conjunto de sus colegas&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb29&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Podemos citar el ejemplo paradigm&#225;tico del centro &#034;Recherche et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh29&#034;&gt;29&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La centralidad obrera y los servicios p&#250;blicos&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#191;Por qu&#233; en este caso se le dio tanta importancia al movimiento de los trabajadores de EDF-GDF? Lo que seguramente m&#225;s golpe&#243; y asust&#243; a la patronal francesa y la prensa burguesa nacional e internacional, fue la potencialidad del movimiento de los trabajadores de EDF y GDF. Pese al car&#225;cter reducido de su dura vanguardia, puso de relieve la vigencia de la centralidad social y pol&#237;tica de la clase obrera. A inicios de junio de 2003, varios miles de escuelas, colegios e institutos secundarios a lo largo y ancho del pa&#237;s estaban en huelga, as&#237; como tambi&#233;n sectores del transporte p&#250;blico (RATP, SNCF, etc.). Sin embargo, a pesar de la determinaci&#243;n de la joven vanguardia docente&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb30&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Esa misma vanguardia que participaba de su primer gran movimiento de huelga, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh30&#034;&gt;30&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, el movimiento, por sus caracter&#237;sticas intr&#237;nsecas, no paraliz&#243; la maquinaria productiva nacional. Los huelguistas de EDF y GDF y su vanguardia -que a lo sumo cont&#243; con 2.000 &#243; 3.000 trabajadores radicalizados en todo el pa&#237;s- demostraron con su lucha cu&#225;l es la clase que maneja los resortes de la producci&#243;n y de los servicios industriales. Cortando la electricidad a grandes empresas que despiden, a pol&#237;ticos patronales o restableciendo la electricidad en hogares populares, los trabajadores demostraron tambi&#233;n, qu&#233; tipo de servicio p&#250;blico podr&#237;an hacer realidad: ya no un servicio p&#250;blico organizado por el Estado burgu&#233;s para administrar las necesidades patronales en una &#233;poca precisa -como los Treinta Gloriosos-, sino un servicio para las clases populares, hecho y manejado por los mismos trabajadores. Esto es lo que m&#225;s asust&#243; al gobierno y a la burgues&#237;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Caracter&#237;sticas espont&#225;neas del surgimiento de la vanguardia luchadora de EDF-GDF&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Podemos preguntarnos tambi&#233;n &#191;c&#243;mo surgi&#243; la vanguardia radicalizada que encabez&#243; durante varias semanas el movimiento de los trabajadores de EDF y GDF? &#191;Cu&#225;les son las caracter&#237;sticas comunes que tiene con la joven vanguardia docente que el a&#241;o pasado lider&#243; el movimiento en defensa del sistema de jubilaci&#243;n? &lt;br class='autobr' /&gt;
Entre abril y junio de 2003, el plan original de las burocracias era canalizar hasta el verano la bronca latente entre los estatales. Pero a partir de fines de abril e inicios de mayo, las primeras coordinadoras docentes y en menor medida ciertas coordinadoras interprofesionales como la de Rouen&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb31&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La &#034;Interpro&#034; de Rouen se arraigaba en la experiencia de caracter&#237;sticas (&#8230;)&#034; id=&#034;nh31&#034;&gt;31&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (Normand&#237;a) modificaron el juego del tira y afloje de la burocracia negociadora, sobrepas&#225;ndola localmente -aunque sin ponerla en tela de juicio- y forz&#225;ndola a acelerar los llamados a jornadas de acci&#243;n sin que se plantee, a pesar de todo, la convocatoria a la huelga general interprofesional por tiempo indeterminado, &#250;nica manera de doblegar al gobierno&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb32&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Blondel, secretario general de FO, lo plante&#243; al final del movimiento, en (&#8230;)&#034; id=&#034;nh32&#034;&gt;32&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Lejos de ser un movimiento totalmente espont&#225;neo desde sus inicios, los militantes de las corrientes de extr&#234;me gauche -que tienen un peso relativo entre los docentes y no docentes- hab&#237;an desempe&#241;ado un papel detonante en la conformaci&#243;n de aquellas coordinadoras, contribuyendo a la radicalizaci&#243;n de la situaci&#243;n. Podemos decir en este sentido que la base de la extrema izquierda y las tendencias minoritarias en el seno de las dos grandes corrientes, la LCR y LO, sirvieron de palanca del movimiento&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb33&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sin embargo, la pol&#237;tica que llev&#243; adelante LO es m&#225;s que vergonzosa. En (&#8230;)&#034; id=&#034;nh33&#034;&gt;33&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En el caso de la lucha de EDF y GDF, si bien la vanguardia se organiz&#243; sobre todo alrededor de baluartes contestatarios&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb34&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Zonas en las cuales el SUD tiene cierta influencia o zonas dirigidas por (&#8230;)&#034; id=&#034;nh34&#034;&gt;34&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, la militancia de extrema izquierda jug&#243; un rol detonante mucho menor que el a&#241;o pasado. En este sentido, podemos decir que la radicalizaci&#243;n de la vanguardia de EDF-GDF fue un elemento mucho m&#225;s espont&#225;neo y en cierto sentido m&#225;s profundo y genuino que el del movimiento de mayo y junio de 2003. Este es un elemento que nos permite pensar que la vanguardia de los trabajadores de EDF y GDF, pese a su derrota, podr&#237;a haber abierto una nueva etapa de incipiente recuperaci&#243;n de la subjetividad obrera en el pa&#237;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cortes el&#233;ctricos y burocracia sindical&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De paso, notemos c&#243;mo la burocracia sindical logr&#243; pasivizar a los ojos de la mayor&#237;a de la clase trabajadora los llamados a las acciones radicalizadas hechos por la vanguardia y castrarlos de su contenido subversivo. Como vimos, para mantener en la medida de lo posible su control del movimiento, las federaciones y las confederaciones sindicales -sobre todo la CGT- tuvieron que justificar las acciones radicalizadas cuando &#233;stas ya eran hechos consumados. Sin embargo, los bur&#243;cratas cegetistas se las ingeniaron para castrar la potencialidad de tales acciones atenuando el alcance de las medidas llevadas a cabo por la vanguardia huelgu&#237;stica. Frente a los cortes de electricidad salvajes, la CGT los reivindic&#243; para reemplazar el llamado a la huelga general. &#034;Volviendo a la cuesti&#243;n de la huelga general [declaraba el l&#237;der de la FNME CGT] (...) &#191;por qu&#233; tendr&#237;an los trabajadores que llevar adelante acciones costosas desde un punto de vista salarial mientras que la semana anterior demostraron que su determinaci&#243;n pod&#237;a expresarse mediante modalidades de acci&#243;n mucho m&#225;s desventajosas para la patronal, mucho m&#225;s visibles e interesantes a nivel de popularidad y mucho m&#225;s adaptadas al combate actual?&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb35&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Declaraci&#243;n de Imbrecht, citado en &#034;EDF-GDF, gr&#232;ves reconductibles et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh35&#034;&gt;35&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En este sentido, mientras disminu&#237;a el potencial impacto de las acciones llevadas a cabo por la vanguardia, la CGT lograba hacer menos visible la perspectiva y la necesidad de la huelga. &#034;La CGT [subrayaba Le Figaro el 16 de junio] s&#243;lo trata de salir de un conflicto que no quer&#237;a, pero del cual no pod&#237;a salir sin correr el peligro de perder su propia base&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un incipiente sentimiento antiburocr&#225;tico recorre las luchas sociales en Europa&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La relaci&#243;n entre las burocracias sindicales, que hist&#243;ricamente han dominado el movimiento obrero, y las vanguardias que encabezaron las &#250;ltimas luchas sociales, es una de las caracter&#237;sticas actuales de las luchas obreras en Europa -y m&#225;s gen&#233;ricamente de la situaci&#243;n social del Viejo Continente. En el &#250;ltimo per&#237;odo, un incipiente sentimiento antiburocr&#225;tico, que se expres&#243; con distintas modalidades, caracteriz&#243; estas luchas. Basta citar unos ejemplos. En Alemania, si bien las estructuras dirigentes de la coordinadora anti-agenda 2010 est&#225;n dirigidas por delegados intermedios de la DGB, del SPD, del PDS y de Attac&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb36&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Con la complicidad de las corrientes que se reivindican marxistas (&#8230;)&#034; id=&#034;nh36&#034;&gt;36&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, su base tiende a expresar cierta ruptura con los tutores tradicionales de la clase obrera alemana: la socialdemocracia gubernamental y la DGB. En Gran Breta&#241;a, varios sindicatos rompieron formalmente sus lazos econ&#243;micos y a veces pol&#237;ticos con el laborismo. No significa mec&#225;nicamente que esto no favorezca a bur&#243;cratas ligados al viejo laborismo en contraposici&#243;n con el New Labour de Blair y Giddens. Sin embargo, representa una tendencia in&#233;dita en la historia de la clase obrera brit&#225;nica, sobre todo en un momento en el cual no se est&#225;n dando grandes luchas, lo que deja entrever con qu&#233; magnitud podr&#237;a desarrollarse la situaci&#243;n de las luchas sociales a mediano plazo. Tal vez sea Italia el ejemplo paradigm&#225;tico del per&#237;odo actual. Luego de una etapa de luchas -que empez&#243; con las primeras huelgas metal&#250;rgicas y las jornadas de G&#233;nova en junio y julio de 2001- canalizada por la CGIL cofferatiana y la burocracia de la FIOM como pata izquierda, las &#250;ltimas luchas -telef&#243;nicos (TIM), transportes p&#250;blicos (sobre todo ATM), Alitalia y en Fiat Melfi- empezaron a poner en tela de juicio el chaleco de fuerza burocr&#225;tico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Francia, estamos frente a un proceso mucho menos avanzado pero en cierto sentido paralelo: lo podr&#237;amos llamar proceso de &#034;vasos comunicantes&#034;. El a&#241;o pasado, la bronca acumulada contra la burocracia abiertamente conciliadora de la CFDT gener&#243; un fen&#243;meno importante de desafiliaci&#243;n de sectores militantes que en algunos casos, como en transporte, se pasaron a la CGT&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb37&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Como lo destaca Le Figaro Magazine, &#034;mientras que [Ch&#233;r&#232;que] se hab&#237;a (&#8230;)&#034; id=&#034;nh37&#034;&gt;37&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La pol&#237;tica conciliadora de la CGT y de la Interfederal durante el conflicto de EDF y GDF, que choc&#243; con la radicalidad de la vanguardia, hace que las c&#250;pulas cegetistas teman una desafiliaci&#243;n de la FMNE CGT -cuya base ya desacredit&#243; a su principal dirigente, Denis Cohen, en el refer&#233;ndum del 9 de enero de 2003 y en el congreso posterior, por sus posiciones progubernamentales- en beneficio de su rival, el sindicato minoritario SUD Energ&#237;a. En efecto, a pesar de sus buenos resultados electorales -en la mayor&#237;a de las instancias electivas de EDF y GDF, la CGT saca generalmente m&#225;s del 50% de los votos- la CGT podr&#237;a perder una parte de su audiencia. &#034;Para recomponer su unidad, la federaci&#243;n [cegetista] de la energ&#237;a tuvo que aprobar hace unos meses, durante su &#250;ltimo congreso, el rechazo a cualquier modificaci&#243;n jur&#237;dica de EDF/GDF. En el corto plazo, esto retuvo al ala m&#225;s radical aunque la amenaza de un desarrollo del SUD contin&#250;a siendo real&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb38&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#034;La CGT sauve la face&#034;, en Les Echos, Par&#237;s, 16/06/04.&#034; id=&#034;nh38&#034;&gt;38&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, destaca un peri&#243;dico patronal. En este marco, tanto el endurecimiento de las acciones encabezadas por la vanguardia, como su rechazo a cualquier compromiso con el gobierno, son sintom&#225;ticos de cierto sentimiento incipientemente antiburocr&#225;tico que caracteriz&#243; a las &#250;ltimas luchas obreras duras en Europa en las cuales el sindicalismo de base, como los Cobas en Italia, desempe&#241;&#243; un papel importante. Con el correr del tiempo, y a pesar de las derrotas puntuales registradas por los trabajadores en Francia, podr&#237;amos estar presenciando un proceso de &#034;vasos comunicantes&#034; sindical que augurar&#237;a la posibilidad de una futura radicalizaci&#243;n de sectores asalariados que estar&#237;an acumulando experiencia pese a los fracasos a los cuales los lleva la burocracia sindical.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La necesidad de una coordinadora nacional de lucha antiburocr&#225;tica&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;El 28 de junio, los trabajadores radicalizados del Centro R&amp;D de EDF Clamart votaron en Asamblea General un texto que precisaba que &#034;para no quedar aislados, pedimos a las federaciones nacionales que nos ayuden, llamando claramente a los trabajadores de EDF-GDF a la huelga total y nacional. Pensamos que la ausencia de este llamado por parte de las federaciones nacionales fue un enorme obst&#225;culo para la construcci&#243;n de la victoria&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb39&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ver &#034;La poursuite du mouvement&#034;, en Lutte Ouvri&#232;re n&#176;1874, 02/07/04.&#034; id=&#034;nh39&#034;&gt;39&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;La huelga total y nacional&#034;: esto es precisamente lo que le falt&#243; al movimiento ya que las acciones m&#225;s radicalizadas pero aisladas y minoritarias no pueden reemplazar la masividad y la potencialidad que tiene el arma de la huelga. Sin embargo, a pesar de la escasa participaci&#243;n del conjunto de los trabajadores en las acciones cuando no convocaban las federaciones sindicales, la vanguardia hubiera podido organizarse en una gran coordinadora nacional lo que hubiera dado m&#225;s peso a la denuncia hecha por la vanguardia de Clamart y hubiera permitido la organizaci&#243;n de un polo antiburocr&#225;tico de referencia&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb40&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Esto es lo que hizo por ejemplo la vanguardia de los trabajadores italianos (&#8230;)&#034; id=&#034;nh40&#034;&gt;40&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Esto es lo que se negaron a hacer los principales partidos de izquierda del pa&#237;s, en medio de la campa&#241;a para las elecciones europeas, fieles a su pol&#237;tica trade-unionista y sindicalista&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb41&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;El conjunto de la izquierda (LO, LCR y PT) tiene cierto auditorio entre los (&#8230;)&#034; id=&#034;nh41&#034;&gt;41&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#034;Las direcciones sindicales [destaca Arlette Laguiller en la Editorial de los boletines de empresa de Lutte Ouvri&#232;re del 14 de junio de 2004] no est&#225;n realmente del lado de los trabajadores.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cuando llaman a la lucha, es para imponer una sesi&#243;n de negociaci&#243;n con un ministro&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb42&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#034;C'est maintenant et par la lutte qu'il faut nous d&#233;fendre&#034; (Editorial de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh42&#034;&gt;42&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Prosigue la semana siguiente precisando que el papel de las grandes organizaciones sindicales tendr&#237;a que ser el de &#034;preparar la perspectiva [de una lucha general intersectorial] y no el de contentarse con reclamar negociaciones que, cuando el gobierno las acepta, no sirven m&#225;s que para justificar, gracias a las direcciones sindicales, los golpes contra el mundo del trabajo&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb43&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#034;Contre la privatisation d'EDF-GDF&#034; (Editorial de los boletines de empresa (&#8230;)&#034; id=&#034;nh43&#034;&gt;43&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Lutte Ouvri&#232;re destaca que es necesario &#034;hacer retroceder el actual gobierno. Hacerlo retroceder sin esperar tres a&#241;os [las futuras elecciones presidenciales], esto significa organizar huelgas no corporativas, sin tener la espalda contra la pared, es decir luchas ofensivas&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb44&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#034;C'est maintenant et par la lutte qu'il faut nous d&#233;fendre&#034; (Editorial de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh44&#034;&gt;44&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Sin embargo, Lutte Ouvri&#232;re no dice c&#243;mo concretizar esta perspectiva ni propone alguna pol&#237;tica para llevar adelante este programa. Si bien en las &#250;ltimas semanas LO denunci&#243; formalmente la actuaci&#243;n de las direcciones sindicales oficiales, no plante&#243; lo que tendr&#237;a que ser una pol&#237;tica obrera revolucionaria en el seno de los sindicatos no s&#243;lo a nivel local sino tambi&#233;n a nivel de la vanguardia nacional cuando se dan procesos de lucha&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb45&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ver por ejemplo la denuncia formal y parcial que hace LO de la actuaci&#243;n de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh45&#034;&gt;45&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sin que ambas posiciones se opongan, la LCR oscil&#243; entre un trade-unionismo acr&#237;tico y una magnificaci&#243;n de las acciones radicales, sin advertir los l&#237;mites de &#233;stas durante el mes de junio, sin acoplarlas a la fuerza de la huelga general. El gran problema, seg&#250;n la LCR, es el &#034;tous ensemble&#034; (todos juntos) sindical, es decir c&#243;mo armar un &#034;frente sindical bueno&#034; y no la autorganizaci&#243;n de los trabajadores para imponer, o al menos propagandizar, la necesidad de la huelga y que alguna instituci&#243;n de clase subsista m&#225;s all&#225; de los vaivenes puntuales de la lucha de clases. En su bolet&#237;n de empresa de EDF y GDF de diciembre de 2003, la LCR ya planteaba luego de los buenos resultados de la CGT y FO durante comicios sindicales de fin de a&#241;o y la ca&#237;da electoral de la CFDT, que &#034;Raffarin seguramente escuch&#243; este mensaje mayoritario que confirma que las fuerzas capaces de derrotarlo est&#225;n disponibles&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb46&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#034;Elections &#227; EDF-GDF: Un vote contre la privatisation!&#034;, en Rouge Energie (&#8230;)&#034; id=&#034;nh46&#034;&gt;46&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En ning&#250;n momento la LCR despej&#243; la ambig&#252;edad central de su an&#225;lisis: las fuerzas centrales para derrotar al gobierno son los trabajadores y no la burocracia supuestamente antiprivatizaci&#243;n pero traidora en &#250;ltima instancia. En pleno auge del movimiento de lucha, mientras las direcciones sindicales negociaban descaradamente, neg&#225;ndose a llamar a la huelga general, la LCR se contentaba con resaltar en los boletines de empresa de EDF y GDF que &#034;las direcciones nacionales de los partidos de centro izquierda [&#034;gauche&#034;] o inclusive de las grandes confederaciones sindicales parecen ser todav&#237;a demasiado t&#237;midas o silenciosas&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb47&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#034;Le 27 mai, tous ensemble &#227; Par&#237;s&#034;, en Rouge Energie n&#176;20, mayo de 2004.&#034; id=&#034;nh47&#034;&gt;47&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Mientras se radicalizaba la vanguardia, decrec&#237;a el movimiento en t&#233;rminos num&#233;ricos y la burocracia enterraba la lucha, la LCR sosten&#237;a que &#034;lo que necesitan [los trabajadores de EDF-GDF] es un frente sindical que se comprometa hasta el final y abra la perspectiva clara de una huelga total con el control de la producci&#243;n&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb48&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#034;Contr&#244;le ouvrier&#034;, en Rouge n&#176;2070, 24/06/04. Concluye Dominique Mezzi (&#8230;)&#034; id=&#034;nh48&#034;&gt;48&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En ning&#250;n momento la LCR se atrevi&#243; a decir siquiera c&#243;mo imponer la consigna huelgu&#237;stica a las burocracias desde la autorganizaci&#243;n misma de la base luchadora. Obviamente, no plante&#243; tampoco, mediante la lucha por la conformaci&#243;n de una coordinadora nacional, c&#243;mo preservar los frutos de estas semanas de lucha que llev&#243; adelante la vanguardia, es decir las conquistas, en t&#233;rminos de subjetividad, que surgieron de los trabajadores m&#225;s avanzados.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La clave de la situaci&#243;n hoy en d&#237;a no es un &#034;frente sindical bueno&#034; con los bur&#243;cratas existentes u otros. No es tampoco la construcci&#243;n de peque&#241;os sindicatos a la izquierda de las grandes confederaciones que dejan a los grandes batallones de asalariados bajo la influencia de los tutores tradicionales del movimiento obrero. En efecto, si bien la ruptura de los trabajadores m&#225;s radicalizados con sus viejas direcciones y su afiliaci&#243;n a un sindicato menor, pero con un discurso m&#225;s combativo puede expresar una potencial tendencia hacia la radicalizaci&#243;n, puede representar sin embargo un callej&#243;n sin salida a largo plazo. Como lo demuestra la pol&#237;tica actual del SUD Rail&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb49&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;El sindicato SUD Rail, sindicato ferroviario, es uno de los m&#225;s grandes de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh49&#034;&gt;49&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, en el actual estado de cosas, SUD no representa una alternativa revolucionaria frente a las viejas burocracias sindicales enquistadas. Para cumplir con el famoso &#034;Tous ensemble!&#034; reclamado por la vanguardia luchadora, LO y la LCR tendr&#237;an que luchar por la unificaci&#243;n de la totalidad de los sindicatos y contra la atomizaci&#243;n gremial de la cual saca provecho la patronal para firmar acuerdos y convenios con organizaciones minoritarias e imponerlos al conjunto de los trabajadores de una rama. La LCR y LO tendr&#237;an que orientar este incipiente rechazo a las pol&#237;ticas m&#225;s conciliadoras de las direcciones sindicales hacia una verdadera pol&#237;tica nacional de luchas antiburocr&#225;ticas, para retomar el control de los sindicatos y echar a los dirigentes traidores, los mejores aliados de la burgues&#237;a.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vanguardia combativa de EDF y GDF demostr&#243; durante varias semanas su determinaci&#243;n, su coraje, su profundo conocimiento y manejo del aparato productivo y la alta potencialidad de su movimiento, tanto desde el punto de vista social como pol&#237;tico. Pero m&#225;s all&#225; de las oscilaciones coyunturales de la lucha de clases, para sentar las bases de polos de referencia e instituciones de clase que sirvan de punto de apoyo en las futuras luchas, es clave propagandizar un programa que plantee revolucionar las conquistas obreras y coordine desde la base a la vanguardia luchadora.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Levantar un programa que revolucione las conquistas obreras heredadas de un per&#237;odo que desapareci&#243;, el de los Treinta Gloriosos y sus correlatos sociales y pol&#237;ticos, es central. Para movilizar el conjunto de la clase, hoy en d&#237;a profundamente distinta del asalariado del per&#237;odo anterior, es preciso tener un programa que no reivindique s&#243;lo la defensa de los viejos derechos y conquistas del Estado Bienestar que hoy en d&#237;a no amparan m&#225;s que a una minor&#237;a relativa de trabajadores en Europa. La &#250;nica forma de llevar adelante luchas defensivas victoriosas es planteando un programa que extienda y revolucione las conquistas obreras. El ejemplo italiano de la lucha por la defensa -victoriosa- y la extensi&#243;n del art&#237;culo 18 del Estatuto de los trabajadores lo atestigua&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb50&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Si bien Berlusconi no pudo hacer pasar la reforma del art&#237;culo 18, la lucha (&#8230;)&#034; id=&#034;nh50&#034;&gt;50&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#250;nica soluci&#243;n para sentar las bases de polos de referencia que sepan unificar al conjunto del movimiento obrero para los futuros embates de clase, entre sindicalizados y no sindicalizados, ocupados, desocupados y estudiantes, trabajadores y usuarios, franceses e inmigrantes, es coordinando desde abajo a la vanguardia luchadora, no para coexistir al lado de las burocracias sino para luchar por desplazarlas. En el contexto actual, la tarea de los revolucionarios deber&#237;a ser la de unificar desde las bases a la vanguardia combativa de EDF y GDF en una gran coordinadora nacional y vincularla a los otros pocos sectores en lucha, no para movilizarla en los resquicios y espacios libres dejados por la burocracia, sino con la perspectiva de constituir un polo de clase que represente una alternativa de lucha y sepa destituir a las burocracias conciliadoras &#034;para imponer, [pero realmente] una verdadera pol&#237;tica de defensa del mundo del trabajo&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb51&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#034;C'est maintenant et par la lutte qu'il faut nous d&#233;fendre&#034; (Editorial de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh51&#034;&gt;51&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Discurso ante el octavo Congreso panruso de los Soviets. Ver &#034;8th All-Russian Congress of Soviets, Dicember 29, 1920, Part II&#034;, &lt;a href=&#034;http://www.marxists.org/archive/lenin/works/1920/8thcong/ch02.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.marxists.org/archive/lenin/works/1920/8thcong/ch02.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Las famosas y populares acciones &#034;Robin des Bois&#034;, por el nombre del legendario forajido ingl&#233;s de la Edad Media, quien robaba a los ricos y daba a los pobres.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La Interfederal era integrada por las federaciones de la rama energ&#237;a de la Conf&#233;d&#233;ration G&#233;n&#233;rale du Travail (FNME CGT, ligada a la gauche plurielle -izquierda plural), Force Ouvri&#232;re (FO), la CFDT (Sindicato m&#225;s ligado al Partido Socialista y a ciertos sectores patronales) y la CFTC (sindicato cristiano). Expulsaron de sus filas al sindicato de base SUD Energie, minoritario, porque defend&#237;a posiciones demasiado intransigentes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Bensa&#239;d, Daniel, Une lente impatience, Par&#237;s, Stock, 2004, p.19.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;EDF y GDF fueron creados bajo la direci&#243;n de Marcel Paul, ministro comunista (PCF) del gobierno De Gaulle, en 1946.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dicho sea de paso, si bien la liberalizaci&#243;n del mercado energ&#233;tico se decidi&#243; en Francia en diciembre del '96 (gobierno Jupp&#233;), el gobierno que llev&#243; adelante este proyecto fue el de la gauche plurielle (gobierno Jospin). No s&#243;lo firm&#243; los acuerdos de la Cumbre de la UE sobre energ&#237;a de Barcelona en marzo de 2002 sino que hizo votar en febrero de 2000 una ley que posibilitaba la apertura del mercado energ&#233;tico franc&#233;s destinado a las grandes empresas.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;El Consejo Nacional de la Resistencia, creado en 1943, estaba integrado por los partidos representantes de las fracciones gaullistas y pro aliadas de la burgues&#237;a francesa y por el PCF en virtud de los acuerdos Churchill-Roosevelt-Stalin.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;En Italia por ejemplo, uno de los pa&#237;ses europeos en el cual la tasa de precarizaci&#243;n y flexibilidad laboral es de las m&#225;s altas, las leyes votadas bajo los gobiernos del Olivo permitieron que hoy en d&#237;a s&#243;lo un 15% de los empleos p&#250;blicos siga dependiendo directamente del Estado (magistrados, abogados, militares, polic&#237;as, diplom&#225;ticos, docentes universitarios), algo inconcebible hace s&#243;lo algunos a&#241;os. La mayor&#237;a de los &#034;empleados p&#250;blicos&#034; italianos hoy en d&#237;a depende en realidad de las provincias, de las regiones y de las municipalidades y buena parte son empleados precarizados por tiempo determinado. Ver Halimi, Serge, &#034;Dans l'&#233;tau des privatisations&#034;, en Le Monde Diplomatique, Par&#237;s, junio de 2004.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;M&#225;s all&#225; de aquellas perspectivas estrat&#233;gicas, a nivel m&#225;s espec&#237;fico, luego del voto de la reforma del estatuto jur&#237;dico de EDF y GDF el 29 de junio, sectores de la derecha gubernamental subrayaron que era menester reformar las 35 horas de Aubry -o sea quedarse con la flexibilidad laboral que legaliza la ley votada por la gauche plurielle pero aumentando el tiempo de trabajo- y reducir en un 50% el n&#250;mero de funcionarios p&#250;blicos, lo que empezar&#225; a llevarse a cabo en 2004 con una disminuci&#243;n de 17.000 puestos de estatales.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Declaraci&#243;n de Ernest-Antoine Seill&#232;re, retomado en Les Echos, &#034;Le Medef invite le gouvernement &#227; acc&#233;l&#233;rer ses r&#233;formes d'ici &#227; 2007&#034;, Par&#237;s, 16/06/04.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La UDF, fuerza parlamentaria que integra el gobierno encabezado por la UMP chiraquista, pretende que la reforma del Seguro Social sea m&#225;s radical todav&#237;a. &#034;Aparentemente -subraya Mich&#232;le Lecluse, editorialista del peri&#243;dico patronal Les Echos- despu&#233;s de la reforma del sistema de jubilaciones del sector p&#250;blico que le rest&#243; popularidad, el gobierno no quiso ir muy lejos en [la ya ultra reaccionaria] reforma del Seguro Social. Es una pena. El ejemplo alem&#225;n [agenda 2010 de Schr&#246;eder] demuestra que una valiente reforma permite obtener velozmente buenos resultados. Con el mismo riesgo de impopularidad&#034; (ver &#034;Assurance Maladie: pronostic r&#233;serv&#233;&#034;, en Les Echos, Par&#237;s, 16/06/04).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Entrevista a Jean-Claude Lenoir, en Le Monde, Par&#237;s, 15/06/04.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Como lo reconoce descaradamente el mismo Lenoir, &#034;para los usuarios, los precios de la electricidad [y la energ&#237;a en general] van a aumentar&#034; (Ver Entrevista a Jean-Claude Lenoir, ibid.).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Se&#241;alemos que con s&#243;lo 295 TWh, Francia abri&#243; un 68% de su mercado interno el 1&#176; de julio de este a&#241;o mientras que tanto Alemania (490 TWh) como Gran Breta&#241;a (335 TWh) abrieron la totalidad de su mercado (ver &#034;Libres de choisir leur fournisseur d'&#233;nergie, les entreprises h&#233;sitent&#034;, en Le Monde, Par&#237;s, 01/07/04). Tomemos el caso de la Compa&#241;&#237;a Nacional del R&#243;dano (Compagnie Nationale du Rh&#244;ne, CNR), cuyo capital est&#225; 49% en manos de la multinacional Suez: &#034;constituye, [seg&#250;n ciertos expertos] una verdadera renta hidr&#225;ulica (...): la construcci&#243;n de las represas de la CNR fue financiada por EDF (es decir por el Estado). Ya que los costos de construcci&#243;n fueron amortizados hace ya mucho tiempo, basta cobrar los ping&#252;es beneficios&#034; (Ver Antoine Ernest, &#034;Grande braderie de l'&#233;lectricit&#233; en Europe&#034;, en Le Monde Diplomatique, Par&#237;s, junio de 2004).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La reforma del estatuto espec&#237;fico del sistema de jubilaci&#243;n de los trabajadores de EDF y GDF proyectada por Raffarin representaba en realidad un globo de ensayo en pos del cambio del estatuto jur&#237;dico de las dos empresas y su privatizaci&#243;n larvada.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;EDF y GDF son dos baluartes obreros hist&#243;ricos con una larga tradici&#243;n combativa -a veces comparados con Renault o con el sector del carb&#243;n de los a&#241;os '60 y '70-, en los cuales las tasas de sindicalizaci&#243;n llegan a m&#225;s de un 50% superando al promedio nacional que apenas llega a un 8%. Este dato es importante para entender contradictoriamente el margen de maniobra de la burocracia sindical tanto como la tradici&#243;n combativa de ambas empresas.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb17&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh17&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 17&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;En frente &#250;nico al inicio y luego sin el sost&#233;n de la CFDT que termin&#243; apoyando abiertamente al gobierno y su reforma del sistema de jubilaci&#243;n de buena parte del sector p&#250;blico.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb18&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh18&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 18&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;18&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Llamamos &#034;periferia social&#034; a las zonas con m&#225;s problemas sociales (periferia parisiense o de ciertas grandes urbes) o regiones en las cuales el empleo p&#250;blico, por los altos niveles de desocupaci&#243;n, es una fuente de actividad central, y &#034;periferia colonial&#034; a los distintos Departamentos y Territorios de Ultra Mar (DOM-TOM) franceses en los cuales los movimientos fueron muy duros (Isla de la Reuni&#243;n, Martinica, Guadalupe).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb19&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh19&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 19&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;19&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lejos de plantear un programa que sepa revolucionar las conquistas obreras heredadas del ciclo de los Treinta Gloriosos y del viejo Estado Bienestar (que hubiera por ejemplo planteado el derecho a la jubilaci&#243;n con un ingreso m&#237;nimo de 1.500 euros para todos los trabajadores, franceses e inmigrantes, ocupados y desocupados, hombres y mujeres, sin tomar en cuenta los a&#241;os trabajados, pago &#237;ntegro de las jubilaciones por la patronal y ya no mediante la tripartici&#243;n asalariado/patronal/Estado, etc.) el conjunto del movimiento y su vanguardia s&#243;lo planteaba luchar por el retiro del proyecto gubernamental o en el mejor de los casos por la abolici&#243;n de los decretos Balladur, lo que no permiti&#243; una posible extensi&#243;n del movimiento -inclusive propagand&#237;stica- que abarcara el conjunto de las clases subalternas y del asalariado -cuyas estructuras cambiaron en los a&#241;os ochenta y noventa-, uniendo el sector p&#250;blico al privado, ocupados, desocupados y estudiantes, franceses e inmigrantes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb20&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh20&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 20&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;20&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ver &#034;Les &#233;lections r&#233;gionales fran&#231;aises. Virages &#227; gauche ou renforcement ponctuel du r&#233;gime de domination d&#233;mocratique bourgeois bipartite et de la bourgeoisie europ&#233;iste?&#034;, en Strat&#233;gie Internationale n&#176;3, Par&#237;s, junio de 2004.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb21&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh21&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 21&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;21&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#034;EDF-GDF: projet de loi &#227; haut risque pour le gouvernement&#034;, en Le Monde, Par&#237;s, 15/06/04.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb22&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh22&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 22&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;22&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;El 5 de junio, mientras estaba organizada una marcha de repudio por la presencia de Bush, Blair y Put&#237;n invitados por Chirac para conmemorar el 60&#176; aniversario del D-Day en Normand&#237;a, las grandes confederaciones -que hab&#237;an llamado a votar a Chirac en mayo de 2002 y lo hab&#237;an elogiado cuando amenaz&#243; con poner su veto en la ONU antes de la agresi&#243;n contra Irak- se negaron a unificar ambas marchas d&#225;ndole un car&#225;cter indirectamente chovinista a la marcha en defensa del Seguro Social. Los sindicatos SUD y muchos sindicalistas de base se juntaron sin embargo luego de la manifestaci&#243;n en defensa del Seguro Social a la marcha antiguerra. A prop&#243;sito de la marcha del 5 de junio, ver la declaraci&#243;n de la Fracci&#243;n Trotskysta (Francia) del 05/06/04 (&lt;a href=&#034;http://www.ft-europa.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.ft-europa.org&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb23&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh23&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 23&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;23&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Entrevista a Bernard Thibault, en Le Monde, Par&#237;s, 19/06/04.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb24&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh24&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 24&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;24&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;En el seno de la CGT, una fracci&#243;n bur&#243;crata m&#225;s ligada a la confederaci&#243;n en su conjunto y liderada por Jean-Christophe Le Duigou cambi&#243; su posici&#243;n durante el per&#237;odo de negociaciones con el gobierno. Hizo hincapi&#233; en la oposici&#243;n a la apertura del capital de EDF-GDF y ya no en el mantenimiento del estatuto actual (EPCI) de ambas empresas como lo hab&#237;a determinado el &#250;ltimo congreso de la FNME CGT. Sarkozy quiso apoyarse en ella para hacer pasar la reforma, prometiendo que no se iba a abrir el capital de las dos empresas antes de 2005 como si esto fuera una concesi&#243;n. Por otra parte estaba la burocracia m&#225;s ligada a la FNME que negociaba solapadamente tambi&#233;n pero manten&#237;a formalmente una posici&#243;n m&#225;s combativa. Entre ambas fracciones arbitraba Thibault, quien se lamentaba, como lo vimos, que Raffarin no le prestara m&#225;s atenci&#243;n a las manifestaciones que &#233;l organizaba.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb25&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh25&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 25&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;25&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Las tasas de acatamiento a las huelgas son llamativas. Si bien retomamos ac&#225; datos de los directorios de EDF y GDF publicados por Le Monde y Les Echos, reflejan en parte el debilitamiento num&#233;rico del movimiento de los trabajadores. Seg&#250;n estos datos, las huelgas y movilizaciones registraron un acatamiento del 46,6% el 8 de abril de 2004 (respecto al 63,7% de huelguistas el 3 de octubre de 2002 cuando el gobierno Raffarin discuti&#243; por primera vez un cambio de estatuto de los trabajadores de EDF y GDF); 41,3% el 27 de mayo; 30% el 15 de junio cuando se present&#243; la ley ante el parlamento (ese d&#237;a los sindicatos esperaban 10.000 manifestantes en Par&#237;s y s&#243;lo acudieron entre 5 y 6.000 personas seg&#250;n los mismos convocantes -ver &#034;En d&#233;pit d'actions spectaculaires, le mouvement social s'essouffle&#034;, en Les Echos, Par&#237;s, 16/06/04); y 12% el 29 de junio durante la votaci&#243;n de la ley (la modesta marcha s&#243;lo agrup&#243; de 2 a 3.000 manifestantes -ver &#034;La poursuite du mouvement&#034;, en Lutte Ouvri&#232;re n&#176;1874, 02/07/04).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb26&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh26&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 26&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;26&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#034;R&#233;forme, la griffe Ch&#233;r&#232;que&#034;, en Le Figaro Magazine, Par&#237;s, 26/06/04.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb27&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh27&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 27&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;27&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#034;Les syndicats s'interrogent sur les suites &#227; donner au mouvement&#034;, en Le Monde, Par&#237;s, 15/06/04.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb28&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh28&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 28&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;28&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#034;Assurance-maladie, EDF: la CGT entre isolement et radicalisation&#034;, en Le Monde, Par&#237;s, 19/06/04.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb29&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh29&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 29&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;29&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Podemos citar el ejemplo paradigm&#225;tico del centro &#034;Recherche et D&#233;veloppement&#034; de Clamart en el cual trabajan 2300 personas y que es considerado uno de los baluartes del movimiento. S&#243;lo 250 a 300 trabajadores participaron de la important&#237;sima Asamblea del 14 de junio y votaron la huelga por tiempo indeterminado.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb30&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh30&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 30&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;30&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Esa misma vanguardia que participaba de su primer gran movimiento de huelga, lleg&#243; inclusive a enfrentarse con el servicio de orden de la CGT y luego con la polic&#237;a frente al Parlamento el 10 de junio, hecho in&#233;dito desde 1993 y 1995 en Francia.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb31&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh31&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 31&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;31&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La &#034;Interpro&#034; de Rouen se arraigaba en la experiencia de caracter&#237;sticas sovietistas del comit&#233; de huelga de La Fosse en noviembre y diciembre del '95.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb32&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh32&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 32&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;32&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Blondel, secretario general de FO, lo plante&#243; al final del movimiento, en particular durante un mitin com&#250;n con la CGT en Marsella el 12 de junio, sin ninguna voluntad de llevarlo hasta el final.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb33&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh33&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 33&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;33&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sin embargo, la pol&#237;tica que llev&#243; adelante LO es m&#225;s que vergonzosa. En ning&#250;n momento propagandiz&#243; la perspectiva de huelga general, inclusive durante la fiesta de la organizaci&#243;n que re&#250;ne en mayo de cada a&#241;o a varias decenas de miles de j&#243;venes y trabajadores, y reun&#237;a en 2003 precisamente a una parte de la vanguardia docente que cantaba &#034;&#161;huelga general!&#034; antes del acto de Arlette Laguiller.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb34&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh34&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 34&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;34&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Zonas en las cuales el SUD tiene cierta influencia o zonas dirigidas por direcciones cegetistas locales opuestas a la l&#237;nea conciliadora de Cohen e Imbrecht.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb35&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh35&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 35&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;35&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Declaraci&#243;n de Imbrecht, citado en &#034;EDF-GDF, gr&#232;ves reconductibles et coupures&#034;, Lutte Ouvri&#232;re n&#176;1873, 25/06/04.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb36&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh36&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 36&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;36&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Con la complicidad de las corrientes que se reivindican marxistas revolucionarias en Alemania, en particular Linsruck (IST) y la SVO (CIO). Ver Torres, Marcelo y Lehmann, Anna, &#034;Alemania. Crisis de los mecanismos de representaci&#243;n democr&#225;ticos burgueses y movilizaci&#243;n social&#034;, publicado a fines de abril de 2004 en Panorama Internacional (&lt;a href=&#034;http://www.ft.org.ar&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.ft.org.ar&lt;/a&gt;) y en Strat&#233;gie Internationale n&#176;3, Par&#237;s, junio de 2004.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb37&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh37&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 37&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;37&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Como lo destaca Le Figaro Magazine, &#034;mientras que [Ch&#233;r&#232;que] se hab&#237;a planteado como objetivo que el n&#250;mero de afiliados a la CFDT pasara de 865.000 a 1.200.000, registr&#243; [oficialmente] 15.000 desafiliaciones&#034;, sobre todo despu&#233;s de mayo y junio de 2003. La mayor&#237;a de estos militantes se pasaron a la CGT. Ver &#034;R&#233;forme, la griffe Ch&#233;r&#232;que&#034;, en Le Figaro Magazine, Par&#237;s, 26/06/04. En el sector energ&#233;tico (electricidad y gas) las &#250;ltimas elecciones al consejo de administraci&#243;n de EDF y GDF del pasado 6 de mayo -o sea antes de la radicalizaci&#243;n de la vanguardia del movimiento- sancionaron la CFDT que registr&#243; una p&#233;rdida del 5,14% en EDF y del 5,43% en GDF en relaci&#243;n a los &#250;ltimos comicios del '99 (ver &#034;Les &#233;lections des salari&#233;s aux conseils d'administration. R&#233;sultats provisoires des votes du 6 mai (variation par rapport aux &#233;lections de 1999), source EDF-GDF&#034;, en Les Echos, Par&#237;s, 16/06/04).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb38&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh38&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 38&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;38&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#034;La CGT sauve la face&#034;, en Les Echos, Par&#237;s, 16/06/04.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb39&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh39&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 39&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;39&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ver &#034;La poursuite du mouvement&#034;, en Lutte Ouvri&#232;re n&#176;1874, 02/07/04.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb40&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh40&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 40&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;40&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Esto es lo que hizo por ejemplo la vanguardia de los trabajadores italianos del transporte p&#250;blico organiz&#225;ndose en una gran coordinadora nacional en Florencia en enero de este a&#241;o para coordinar todos los movimientos de huelgas salvajes.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb41&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh41&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 41&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;41&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;El conjunto de la izquierda (LO, LCR y PT) tiene cierto auditorio entre los trabajadores y la juventud en Francia. Sac&#243; en las presidenciales de abril de 2002 m&#225;s de tres millones de votos, en las regionales de 2004 m&#225;s de un mill&#243;n y en las europeas 400.000, lo cual no es despreciable.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb42&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh42&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 42&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;42&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#034;C'est maintenant et par la lutte qu'il faut nous d&#233;fendre&#034; (Editorial de los boletines de empresa del 14/06/04), en Lutte Ouvri&#232;re n&#176;1872, 18/06/04.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb43&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh43&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 43&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;43&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#034;Contre la privatisation d'EDF-GDF&#034; (Editorial de los boletines de empresa del 21/06/04), en Lutte Ouvri&#232;re n&#176;1873, 25/06/04.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb44&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh44&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 44&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;44&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#034;C'est maintenant et par la lutte qu'il faut nous d&#233;fendre&#034; (Editorial de los boletines de empresa del 14/06/04), en Lutte Ouvri&#232;re n&#176;1872, 18/06/04.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb45&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh45&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 45&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;45&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ver por ejemplo la denuncia formal y parcial que hace LO de la actuaci&#243;n de la CGT sin plantear ninguna pol&#237;tica por la positiva para la vanguardia en unos pocos renglones conclusivos en el &#250;nico art&#237;culo que consagra al tema en su &#250;ltima revista te&#243;rica: &#034;Les responsabilit&#233;s de la gauche et des syndicats&#034;, en &#034;France. L'&#233;lectricit&#233; et le gaz &#224; l'heure de la privatisation&#034;, Lutte de Classe n&#176;82, verano (hemisferio Norte) de 2003.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb46&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh46&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 46&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;46&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#034;Elections &#227; EDF-GDF: Un vote contre la privatisation!&#034;, en Rouge Energie n&#176;17, 05/12/2002. La LCR distribuye estos boletines pol&#237;ticos por rama industrial p&#250;blicamente. Reflejan la pol&#237;tica que lleva adelante la organizaci&#243;n durante los conflictos.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb47&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh47&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 47&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;47&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#034;Le 27 mai, tous ensemble &#227; Par&#237;s&#034;, en Rouge Energie n&#176;20, mayo de 2004.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb48&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh48&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 48&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;48&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#034;Contr&#244;le ouvrier&#034;, en Rouge n&#176;2070, 24/06/04. Concluye Dominique Mezzi realcando que para &#034;defender las conquistas sociales atacadas (...) [es necesario] construir verdaderas intersindicales regionales, por doquier, como en mayo-junio de 2003&#034;. La LCR no sac&#243; ninguna lecci&#243;n de las intersindicales combativas que existieron en ese a&#241;o, cuyo principal defecto fue precisamente no disputarle la direcci&#243;n real del movimiento a los bur&#243;cratas sindicales que negociaban con el gobierno entre cada jornada de acci&#243;n y segu&#237;an siendo mayoritariamente hegem&#243;nicas.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb49&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh49&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 49&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;49&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;El sindicato SUD Rail, sindicato ferroviario, es uno de los m&#225;s grandes de los sindicatos SUD.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb50&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh50&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 50&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;50&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Si bien Berlusconi no pudo hacer pasar la reforma del art&#237;culo 18, la lucha por la extensi&#243;n del art&#237;culo 18 no triunf&#243; sin embargo por culpa de la pol&#237;tica referendaria y desmovilizadora tradicional del viejo estalinismo italiano encarnado por la mayor&#237;a bertinottiana del PRC.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb51&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh51&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notas 51&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;51&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#034;C'est maintenant et par la lutte qu'il faut nous d&#233;fendre&#034; (Editorial de los boletines de empresa del 14/06/04), en Lutte Ouvri&#232;re n&#176;1872, 18/06/04.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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